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Côte d'Ivoire : de 1993 à 2010, que de difficultés pour accéder au pouvoir d'État. 3eme partie

Laurent Gbagbo fût installé comme président de la république de côte d'ivoire. Il à tenu sa promesse en organisant le forum de la réconciliation nationale qui a eu lieu du 09 octobre au 18 décembre 2001 sous la supervision de Mr Seydou Diarra. Tous étaient présents à commencer par le Président Laurent Gbagbo lui même, le président Henri Konan Bédié, le 1er ministre Alassane Ouattara et le Gl Robert Guei. Tous passèrent à la tribune devant les membres de la commission du forum de la réconciliation nationale pour exprimer leur amertume et les problèmes qu'ils rencontrent avec l'État.


Mr Seydou Diarra, président du forum de la réconciliation nationale


Ces assises du forum de la réconciliation nationale étaient diffusées en direct sur l'étendue du territoire national par la RTI, la télévision nationale. C'était fabuleux.

Les larmes de peines et de joies s'entremelaient sur les joues des femmes et des hommes qui étaient vraiment contents. Les visages radieux des uns et des autres en disaient long. Rien ne présageait des moments sombre pour la côte d'ivoire après le forum.

Mais hélas, tout bascula dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, la capitale économique, Abidjan fût attaquée à l'arme lourde par des hommes non identifiés en même temps que les grandes villes de l'intérieur, Korhogo, Bouaké Man etc...


Les rebelles ivoiriens

Cette attaque fût repoussée par les forces de défense et de sécurité qui surpris ont réagi promptement. Repoussés, les assaillants prirent leurs quartiers généraux dans les différentes villes conquises. Les attaque fûrent tellement violentes et subites dans plusieurs sites ciblés que l'on a enregistré plusieurs victimes des plus anonymes aux plus illustres. on peut citer quelques uns, le ministre de la sécurité de Gbagbo, Me Émile Boga Doudou, le Gl Robert Guei, l'officier Dagrou Loula à Bouaké avec certains militaires, Marcellin yace , artiste etc. La côte d'ivoire venait ainsi d'être divisé en deux.

La partie gouvernementale au sud avec pour capitale Abidjan et dirigée par le Président Laurent Gbagbo et le reste du pays à partir de Bouaké, Korhogo, Man appelé zone centre Nord ouest ( CNO) dirigé par le chef de la rébellion Guillaume Soro.


Guillaume Soro, Chef rebelle

La rébellion s'est adjugee le nom des forces nouvelles avec pour secrétaire général Guillaume Soro après le regroupement de toutes les bandes armées (MPCI, MPIGO etc).


Guillaume Soro,SG des forces nouvelles

L'horreur était à son comble dans les zones sous contrôle des rebelles avec des exécutions : Hommes égorgés, femmes enceintes éventrées, plus de 80 gendarmes à Bouaké furent exécutés avec certains membres de leurs familles selon des rapports de l'ONU et des enquêtes de RSF et FIDH.

Pendant cette attaque, le président de la république était en visite d'État à Rome sur invitation du Pape. Il rentra au pays malgré les pressions occidentales. Le président engage la bataille pour reconquérir son pays après le refus de la France d'activer les accords défense en cas d'agression du pays. Mais il ignorait que les rebelles étaient soutenus par le voisin direct le Burkina Faso,identifié comme base arrière des rebelles. Plusieurs preuves furent saisies pendant les combats par les forces de défense et de sécurité appelé les forces loyales. Des fusils d'assaut, des caisses de munitions estampillées des sceaux des pays frères, et des trellis.

Voyant des mains obscures derrière cette attaque décide d'interpeller le doyen des chefs d'État, le président togolais Gnassingbé Eyadema pour régler le conflit en tant que médiateur. Malheureusement, il n'y a eu aucun accord après le cessez-le-feu. vint les accords de Linas Marcoussis en janvier 2003 avec tous les acteurs politiques Ivoiriens et la société civile. De là aucun accord n'a abouti, puisque la seule chose que demandait le président Gbagbo aux rebelles, c'était le désarmement. Mais, leur priorité était ailleurs surtout dégager le président Gbagbo. Il y'a eu plusieurs accords après l'échec de Linas Marcoussis : Accra 1et2, Pretoria 1et2...etc. Dans cette période de paix ni guerre, tous s'organisaient pour protéger son territoire. Notamment dans la partie sud où le président Gbagbo était soutenus par les jeunes patriotes dirigés par Charles Blé Goude ancien secrétaire général de la Fesci comme le chef des rebelles Guillaume Soro lui aussi ancien secrétaire général de la Fesci. C'est au travers de ces différentes négociations que le président Gbagbo su que la France était de connivence avec la rébellion. Car toutes les injonctions que faisaient les rebelles venait de la France. Malgré tout, le partage du pouvoir a été accepté par le Président Gbagbo. Avec tous ces échecs, le président Gbagbo decide d'organiser un dialogue direct avec la rébellion sous la médiation de Blaise Compaoré président du Burkina Faso qui est la base arrière de la rébellion. Guillaume Soro, SG des forces nouvelles accepta d'être le premier ministre et faire désarmer ses éléments pour que l'armée soit une. ces accords furent signés le 04 Mars 2007 à Ouagadougou d'où les accords de Ouagadougou.

Malgré tous les sacrifices du président Laurent Gbagbo, le pays était toujours divisé et les rebelles étaient toujours en armes.

Au retour des accords de Ouagadougou, une flamme de la paix fût organisée à Bouaké dans le fief des rebelles avec la présence effective de Laurent Gbagbo. Aucun sacrifice n'est de trop s'il s'agit que la côte d'ivoire retrouve son entièreté. Il fût décidé du dépôt des armes par les forces rebelles. Quelques instants plus tard les deux forces armées se sont réunifiées avec un centre de commandement commun appelé centre de commandement intégré, dirigé par le Gl Mangou Chef d'état major de l'armée régulière et le Gl Bakayoko pour les FAFN.

Le pays se remettait petit à petit et les tensions diminuait. Les populations circulaient librement d'une zone à une autre. Maintenant avec l'accalmie, les élections présidentielles doivent se tenir en octobre 2010. Pour consolider la paix, Laurent Gbagbo decide de prendre un décret présidentiel pour que ,celui qui veut être candidat, soit candidat s'il le désire. Alassane Ouattara fût déclaré inéligible à la candidature pour la présidentielle 2000.par la cour suprême.

Pour les élections de 2010, tous les leaders sont déclarés candidats : le président sortant Laurent Gbagbo avec la LMP, Henri Konan Bédié pour le PDCI, Alassane Ouattara pour le Rdr, Dr Albert Mabri pour l'UDPCI. La campagne est lancée et tous les états majors déroulent leur programme de gouvernement à travers les différents meeting dans les différentes régions du pays. Tout se déroule dans la paix, la cohésion et la bonne ambiance. Jusqu'au jour du vote, l'ambiance était toujours de mise. Après la fermeture des différents bureaux de vote, place aux résultats.

Laurent Gbagbo, président sortant arrive en tête et est suivi par Alassane Ouattara. Bédié arrive en troisième position. Le futur président de la république se décidera au second tour entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui entre-temps à le soutien de Bédié avec le PDCI. Que nous réserve ce deuxième tour des élections?

A suivre.

Édité par Ben Zoro

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