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Burkina Faso : face aux manifestations de rue, les Koglewogo sollicités pour protéger les magasins

Depuis un certain temps, le pays des hommes intègres connais une vague de manifestation de rue. Ces sautes d'humeur interviennent à cause des attaques meurtrières dues au terrorisme. L'on se soutien du blocus dont a été victime il y a quelques jours un contingent de l'armée française.

Il est donc constaté des marches partout dans le pays. Quand on sait que la plupart des marches sont suivies des pillages des magasins , les opérateurs économiques Burkinabès commencent à être gagné par l'inquiétude. D'où la présence ces derniers temps des groupes d’autodéfense appelé Koglweogo, devant certains magasins et à certains endroits pour sécuriser les biens des personnes contre d'éventuels individus mal intentionnés.

Qui sont les Koglewogo ?

Comment sont-ils apparus sur le paysage sécuritaire Burkinabè?

Pour la petite histoire, c'est à partir de 2015, à la suite du mouvement populaire ayant précipité le départ du président Blaise Compaoré, que des burkinabè désireux de protéger leurs biens et leur bétail durement gagné, s’organisent et s’arment afin d’assurer eux-mêmes leur défense . C'est organisations sont remarquables,en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Ils prennent le nom de “Koglweogo”, nom tiré de la langue Mooré ( la langue du groupe Mossi), qui signifie“gardiens de la brousse” . Il faut savoir que le Mooré est la langue majoritaire dans le pays.

Il est bon de savoir que les initiatives locales de sécurité ont toujours fait partie du paysage burkinabè et étaient soutenue en général par des organisations locales, telles que les associations de chasseurs, les structures villageoises ou encore les groupements politiques. L'Etat Burkinabè a toujours toléré cette situation. En effet, les groupes d'autodéfense ont toujours bénéficié d’une certaine autonomie. Car, ils permettent aux forces de l’ordre de gouverner à distance dans des zones où l’accès leur était difficile. On peut citer entre autres, les chasseurs traditionnels appelés ''dozo'', ou encore des Comités de Défense de la Révolution (CDR) durant le régime de Thomas Sankara.

Ainsi, la transition qui a suivi le départ de Blaise Compaoré avec son corollaire d'insécurité a été une porte ouverte pour la naissance d'une énième confrérie d'autodéfense : les Koglewogo. Vivement que le gouvernement sache canaliser ce groupe avant qu'ils ne devienne incontrôlable et ne commette des exactions sur la population.

Content created and supplied by: KouadioHermann (via Opera News )

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