Sign in
Download Opera News App

 

 

Mali-Guinée : la Cedeao joue son avenir face aux militaires putschistes

Les deux points chauds de l’Afrique occidental, aujourd’hui, c’est bien le Mali et la Guinée. Les putschs militaires dans ces deux pays mettent à rude épreuve la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui voit son autorité de plus en plus contestée.Ces nombreux réunion qui n'ont jamais abouti à quelque chose de concret pour les peuples

Une fin de non-recevoir. C’est le sort réservé par les militaires qui ont fait le coup en Guinée, le dimanche 6 septembre 2021, aux décisions des Chefs d’État et de gouvernement réunis en Session Extraordinaire, le 8 septembre 2021, par visioconférence.

La junte guinéenne se refuse catégoriquement d’élargir l’ex-Président, Alpha Condé, qu’elle a chassé de Sékhoutouréya et mis au secret dans une résidence qu’elle ont eux-mêmes choisi. Aux dernières nouvelles, il s’agirait du Palais Mohamed VI. Les militaires putschistes envisagent même l’éventualité d’un procès, afin que l’ancien Chef d’État réponde des nombreuses tueries et violations graves des droits de l’homme qui ont jalonné son long règne de plus de 10 ans.

Ils ont également jeté à la poubelle, l’exigence des Chefs d’État visant à les obliger à organiser, dans le délai de 6 mois, l’élection présidentielle en vue de remettre le pouvoir aux civils. Tout porte à croire que le Lieutenant-Colonel, Mamady Doumbouya et ses amis ont d’engager le bras-de-fer avec la Cedeao.

Au Mali, les choses ne sont pas mieux engagées. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement du 8 septembre dernier garde un optimisme prudent sur l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans le pays. Tout en notant un calme relatif, elle s’inquiète du peu de progrès réalisé dans la préparation des élections, en particulier, la présidentielle. Ce à quoi le Premier ministre de la Transition, le Dr Choguel Kokalla Maïga a répondu, le 17 septembre 2021, alors qu’il recevait le Comité exécutif du Conseil national de la jeunesse malienne qu’ « il n’y aura pas d’élection sans reformes ». Lesquelles ne peuvent se faire en un tour de main comme par magie. Alors que le délai imparti pas la Cedeao ne va guère au-delà de fin février 2022 pour tenir les différentes élections.

Des délais intenables

Comme on le voit, en Guinée comme au Mali, la Cedeao aura du mal à imposer une conduite aux militaires qui ont pris le pouvoir. Quand on sait que la jeunesse dans pratiquement l’ensemble des pays membres de cette organisation sous régionale n’y croit plus guère. L’échec prévisible au Mali et en Guinée sonnera, à coup sûr son glas. C’est dans la loi de la sélection naturelle que tout organisme qui est inutile dépérit et finit par disparaître. Il en est ainsi aussi des organisations supranationales. Pour dire vrai, qui en Afrique occidentale croit encore en la Cedeao que beaucoup considèrent juste comme un syndicat de Chefs d’État totalitaires qui opère contre la volonté des peuples.

Théodore Sinzé

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

Cedeao Guinée Mali

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires