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Réconciliation nationale : la Jeunesse solidaire de Côte d'Ivoire dénonce un manque de volonté réelle

La Côte d'Ivoire s'est inscrite dans un processus de réconciliation nationale pour recoudre le tissu social déchiré par une décennie de crise militaro-politique. Cependant, force est de constater que les positions restent figées malgré les déclarations de bonnes intentions de la part du pouvoir et quelques actes posés au niveau intentionnel tels que la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CVDR) et la création d'un ministère en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. 

Anselme Zadi, Président de la JES-CI


Pour "Jeunesse solidaire de Côte d'Ivoire" (JES-CI), cela est insuffisant pour impulser le processus de la réconciliation nationale d'autant plus, selon l'analyse que cette organisation de jeunesse fait de la situation, plusieurs actes sont nature à fragiliser davantage la paix et surtout à accentuer les rancœurs de part et d'autre au sein de la population ivoirienne. 

"Après 2011, depuis la fin de la crise post-électorale, assistons-nous à une justice de vainqueur ? Assistons-nous à une situation de deux poids deux mesures mettant en péril la réconciliation nationale que nous recherchons tant ?" (...) Si la justice doit être faite, il faut qu'elle soit équitable et non-sélective", regrette Anselme Zadi, président de la JES-CI, qui s'exprimait lors d'une rencontre avec des journalistes le samedi 15 janvier 2022 à Cocody.  

Ce leader de jeunesse dont la l'organisation milite pour la paix et la réconciliation vraie en Côte d'Ivoire pointe du point "une justice des vainqueurs" avec des "poursuites ciblées" visant essentiellement l'opposition. "Si on doit seulement faire le procès d'un seul camp, alors que c'est à deux qu'on fait la guerre, pouvons-nous espérer avoir une vraie réconciliation nationale?", s'interroge-t-il.

Ainsi, selon Zadi, les poursuites judiciaires annoncées par le Procureur de la République Adou Richard et visant des leaders politiques de l'opposition trahissent la sincérité du pouvoir quant à reprise du dialogue politique et traduisent un manque de volonté réelle pour aller à la réconciliation. "On ne peut pas se réconcilier en continuant à poursuivre un seul camp. On ne peut pas se réconcilier en ne jugeant qu'un seul camp pendant que les responsabilités sont partagées", insiste-t-il. 

Anselme Zadi termine son propos par un plaidoyer: "nous, jeunes de Côte d'Ivoire, le climat politique nous inquiète vraiment car il y va de notre avenir. Quand le pays va mal, c'est notre avenir qui est directement menacé. Par conséquent, nous invitons le pouvoir et l'opposition à l'apaisement du climat politique afin de ramener une paix durable en Côte d'Ivoire ."

Sébastien Levry 

Content created and supplied by: Sebastien_Levry (via Opera News )

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