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Réconciliation nationale : et si Ouattara faisait comme Gbagbo

Le coup d’État militaire de décembre 1999 imposa le changement politique mais fut à l’origine d’un bouleversement sans précédent de la société ivoirienne qui eut à subir beaucoup de frustrations, de violences, de pleurs, de douleurs et de morts. Le nouveau pouvoir, issu des élections d’octobre 2000, avait besoin, pour réaliser son programme de développement économique et social, d’un environnement socio-politique où la convivialité surmonterait rancœurs et hostilités.

Le Forum pour la réconciliation nationale qui s'est tenu du 9 octobre au 18 décembre 2001 et initié par le président Gbagbo, apparaît dès lors comme une opération d’apaisement. Son enjeu est de reconstruire l’avenir politique d’une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même.

Pour cela il était important de réunir les quatre principaux acteurs de la vie politique ivoirienne, dont la rivalité a été à la source d'affrontements entre décembre 1999 et octobre 2000.

A cette occasion le président Gbagbo a fait venir Henri Konan Bédié qui s'était retiré en France depuis le coup d'État qui a frappé son pouvoir, Alassane Ouattara qui s'était retiré également en France du fait du mandat d'arrêt international lancé par la justice ivoirienne sous le pouvoir Bédié et le Général Gueï Robert l'ex chef de la junte au pouvoir qui s'était retiré dans son village de ''Gouessesso'' dans l'extrême ouest de la côte d'ivoire.


Tous ces acteurs précités ont au cours de leurs interventions jeté les bases d'une réconciliation vraie dans notre pays qui passe par la prise en compte de leurs revendications.

Ce forum a vu aussi la participation de plusieurs mouvements politiques proches de l'opposition qui ont émis leurs souhaits en vue d'une paix définitive.

Au terme des conclusions de ce forum, Le président Laurent Gbagbo a approuvé les recommandations du forum de réconciliation nationale (qui a duré trois mois), qui vont de la réouverture d'une enquête sur le massacre de civils en l'an 2000, jusqu'à la reconnaissance de la citoyenneté du dirigeant du RDR Alassane Ouattara, en clôturant officiellement le forum.



Au lendemain de ce forum on pouvait entendre des Ivoiriens s’enorgueillir de leur pacifisme, accepter ironiquement de passer pour lâches auprès de voisins en proie à des coups d’État et à des luttes fratricides pour le pouvoir. La culture de paix était devenue, dans le discours public, le symbole même de la Côte d’Ivoire si bien que la stabilité politique qui avait suivi ce forum jusqu'au 19 septembre 2002.



Nous sommes à présent en 2021, c'est-à-dire onze ans après la crise postelectorale de 2011 qui fût, il faut le dire la plus meurtrière de l'histoire de la côte d'ivoire indépendante, où les populations des quatre coins du monde en général et en particulier de notre pays aspirent à la réconciliation nationale et à la paix. Mais cette réconciliation comme l'a dit l'ex président Laurent Gbagbo passe par la vérité.



Il serait bénéfique et juteux pour le chef de l'État Alassane Ouattara d'ouvrir un forum de la réconciliation nationale comme l'a fait son prédécesseur en permettant à toutes les couches sociales et politiques en commençant par ses principaux adversaires que sont Gbagbo, Bédié et Soro de s'exprimer pleinement et d'enterrer de façon définitive et à jamais la hache de guerre pour le bonheur des populations actuelles et pour réserver aux générations futures un héritage solide.

Au-delà des considérations politiques, religieuses et ethniques ce texte est une contribution en tant que citoyen ivoirien pour la construction des piliers éléphantesques et solides pour une réconciliation nationale éternelle en côte d'ivoire.

Michael Gbagbo

Content created and supplied by: MichaelGbagbo (via Opera News )

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