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Les derniers moments de 6 révolutionnaires africains, laquelle des leçons n'avons-nous pas pigée ?

L'Afrique a parcouru un long chemin semé d'embûches dans la lutte pour la liberté et la démocratie. De nombreux Africains ont donné leur vie pour la souveraineté dont jouit aujourd'hui le continent. De nombreux héros et héroïnes révolutionnaires africains ont été tués pour avoir cru au rêve africain d'égalité pour tous.

Mais malgré leurs décès prématurés, leurs héritages demeurent. C'est sur les bases solides de ces révolutionnaires que le continent évolue jusqu'à ce jour.


Muammar Kadhafi (Libye)

Communément appelé "colonel Kadhafi", Mouammar Kadhafi était un homme politique révolutionnaire et un président qui a dirigé la Libye, un pays d'Afrique du Nord, de 1969 à 2011.

Il était largement célébré pour ses positions anti-impérialistes et son fort soutien à l'unité arabe et africaine. Il a été assassiné le 20 octobre 2011 près de sa vie natale.


Patrice Lumumba (RD Congo)

Patrice Emery Lumumba, l'un des plus célèbres révolutionnaires, était un homme politique congolais populaire. Il a été le Premier ministre de la République démocratique du Congo de juin à septembre 1960.

Sous la présidence de Mobutu Sese Seko, il exécuté en 1961 dans des conditions inhumaines, son corps n'a jamais été retrouvé. Et pour cet fai, en 2000 dans un documentaire télévisé, le commissaire de police belge Gérard Soete a raconté comment il a découpé et dissous le corps de l'ancien Premier ministre dans de l'acide. Comme preuve à l'appui, il a affirmé avoir conservé une dent de ce dernier, une relique saisie en 2016 dans le cadre de l'enquête ouverte en 2012 par le procureur fédéral belge, suite à une plainte déposée par plusieurs enfants du défunt Premier ministre, souligne le rapport de JeuneAfrique.


Gamal Abdel Nasser ( Égypte )

Un grand nationaliste et panafricaniste qui s'est toujours battu pour le mouvement des non-alignés pendant la guerre froide. Grâce à lui, l'Égypte a pu revendiquer un semblant d'indépendance totale. La neutralité de l'Égypte pendant la guerre froide a entraîné des tensions avec les puissances occidentales qui ont refusé de financer la construction du barrage d'Assouan. Nasser réagit en nationalisant la compagnie du canal de Suez en 1956. Il s'est distingué sur le continent africain par sa participation au sommet panafricain organisé par Kwame Nkrumah à Accra. Dans sa logique de panafricanisme, il va accueillir la famille de Patrice Lumumba, le héros congolais et élever ses enfants.

Il est mort d'une crise cardiaque en 1970, peu après avoir assisté au sommet de la Ligue arabe.


Thomas Sankara (Burkina )

En 1983, Sankara a mené un coup d'État militaire soutenu par le peuple contre le président Jean-Baptiste Ouédraogo, dans le but de lutter contre la corruption et la suprématie de l'ancienne puissance coloniale française. Sankara a lancé un ambitieux programme de transformation sociale et économique. Il réussit à changer le nom du pays (Haute-Volta) en Burkina Faso, qui signifie "Pays des hommes intègres".

Son approche révolutionnaire des problèmes a fait de lui une icône pour de nombreux Africains, notamment les pauvres. Mais il a été renversé et exécuté en 1987 lors d'un coup d'État qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir.


Nelson Mandela ( de l'Afrique du Sud)

Considéré par beaucoup comme le père de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela a été le premier président noir du pays. On se souvient de lui pour sa quête révolutionnaire de l'égalité en Afrique du Sud après des années d'apartheid. Depuis le début des années 1940, Mandela a dirigé un mouvement anti-apartheid qui a mis fin à plusieurs décennies de discrimination raciale à l'encontre des Noirs par les colonialistes blancs. Mandela est décédé en 2013 à l'âge de 95 ans.


Sékou Touré (Guinée)


Le premier président de la Guinée est surtout connu pour son discours du "Non", prononcé le 25 août 1958 devant De Gaulle, en réponse à la question d'accéder à l'indépendance tout en restant sous tutelle française, auquel tout le monde a répondu par un grand "Oui". " sauf Sékou et il se justifie par "Quant à nous, nous avons un premier besoin indispensable, celui de notre dignité. Or, il n'y a pas de dignité sans liberté, car tout assujettissement, toute contrainte imposée et subie dégrade celui qui la subit, le prive d'une partie de sa qualité humaine et le transforme arbitrairement en un être inférieur. Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l'esclavage. "

Sékou Touré est décédé le 26 mars 1984 à 15 h 23 à Cleveland (Ohio), aux États-Unis, lors d'une opération du cœur. Ses restes sont alors rapatriés.


Le souhaite le plus grand et le plus noble de ces dignes révolutionnaires serait à mon avis que la jeune génération donne une suite à leur oeuvre. Ce qui n'est évidemment pas le cas aujourd'hui et leur sacrifice semble vain.

Content created and supplied by: BlueCircle (via Opera News )

Libye Muammar Kadhafi

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