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10 ans de pouvoir de Ouattara: Ceux qui crient trahison après avoir tout donné...

De tous les déçus de l'épopée victorieuse d'Avril 2011 qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir, Guillaume Soro et ses partisans semblent en être les plus marqués. Impossible de rappeler le parcours qui a conduit l'ex DGA du Fonds Monétaire International (FMI), de l'opposition au Palais présidentiel, sans évoquer le rôle crucial joué par l'ex secrétaire général de la rébellion des Forces Nouvelles dans cette ascension politique. 

Première victoire arrachée par Guillaume Soro et les siens en faveur du mentor des Républicains, sa candidature à l'élection présidentielle. N'eût été l'abnégation de l'ex chef de la rébellion, nommé premier ministre suite à la signature des accords de Ouagadougou en Mars 2007, l'article 48, dont s'est servi Laurent Gbagbo pour autoriser une candidature à titre exceptionnel de l'ancien chef de gouvernement de Félix Houphoüet-Boigny, n'aurait jamais été sorti des tiroirs. Et l'actuel dirigeant Ivoirien, dans l'incapacité de se voir délivrer un certificat de nationalité pour des doutes sur sa nationalité, n'aurait jamais pu prétendre à la magistrature suprême. 

Il a fallu que Guillaume Soro inscrive cette clause au rang des priorités dans les pourparlers inter-Ivoiriens de Ouagadougou, pour que Laurent Gbagbo se résolve à faire sauter le verrou juridique qui barrait la route du Palais présidentiel à son ex allié du Front Républicain. Deuxième victoire concédée au candidat du Rassemblement Des Républicains (RDR), l'exécution des résultats définitifs proclamés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) après le second tour de la présidentielle en Novembre 2010. 

Ni la hargne du RDR, ni celle de ses alliés, n'aurait pu écarter le régime Gbagbo du pouvoir. Certes, le coup d'estocade à l'ancien régime a été porté par l'armée Française agissant sous le couvert de la résolution 1975 du conseil de sécurité des Nations Unies, mais la France à elle seule, n'aurait pas pu trouver le socle juridique nécessaire pour justifier son intervention militaire dans ce conflit postélectoral Ivoirien.

10 ans après, alors qu'il entame son 3ème mandat dénoncé comme inconstitutionnel par ses opposants politiques, Alassane Ouattara s'est séparé de ces personnalités qui ont fait de son accession au pouvoir, la raison de leur engagement en politique. 

Au nombre de ces pro-Soro qui regrettent amèrement aujourd'hui, le leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS) lui-même, l'ex ministre de la communication, Me Affoussiata Banba-Lamine, l'ex ministre des sports, Alain Lobognon, Souleymane Kamagaté, dit Soul to Soul, et bien d'autres, qui continuent de ruminer leur amertume.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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