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FPI : des militants mécontents d’Assoa ADOU

Le Dr ASSOA ADOU est sous le feu des critiques actuellement (image d’archives).

Plus rien n’est comme avant au Front Populaire Ivoirien. Depuis l’irruption de la rébellion armée en Septembre 2002 et l’arrestation-déportation du président Laurent GBAGBO en 2011 à la Haye, les militants et sympathisants ne regardent plus dans la même direction. Nombreux sont ceux qui qualifient la direction actuelle du parti incarnée par Dr ASSOA ADOU d’amorphe et d’indolente. Selon ces derniers, la parti créé par Laurent GBAGBO a perdu de sa superbe par la faute de ses dirigeants actuels.

Pour Raphaël Zahui Konan qui s’exprime sur sa page Facebook, « Personne n'est contre Assoa Adou. C'est le SG nommé par le président élu et nous l'acceptons, mais pour avancer dans une lutte aussi difficile comme celle-là, il faut créer les conditions pour avancer. Il faut permettre les discussions ; et pour cela, il faut les animer ». Et de renchérir en réponse à son camarade militant Belkos Dabié qui estime qu’au FPI, les critiques se font dans un cadre approprié, que « si certains fédéraux, secrétaires nationaux et autres cadres du parti interviennent et critiquent le dysfonctionnement du parti sur la toile, c'est simplement parce que ces réunions et autres rencontres sont devenues très rares sous l'actuelle direction ». Et Belkos Dabié de conclure que critiquer ses dirigeants ainsi sur la place publique et les réseaux sociaux « n’est pas du militantisme ». Pour d’autres, mis à part, les Fêtes de la Liberté qui rassemblent un grand nombre de militants et quelques rencontres sporadiques ici et là, rien de plus. Quant à Duvalier Bayoro, il trouve que le moment n’est pas approprié pour ce genre de critiques.

Par ailleurs, bien d’autres militants relèvent à juste propos qu’il ne faut pas négliger le contexte général fait de déni des libertés publiques dans lequel baigne le pays depuis la chute du régime de la Refondation le 11 Avril 2011. Depuis son avènement, le pouvoir RHDP a interdit systématiquement toute manifestation publique de l’Opposition qui pourrait selon lui « perturber la quiétude » des populations.

L’autre donne à ne certainement  pas négliger, c’est que la guerre des clans est passée par là opposant les Affidés aux GOR. Chacun y allant de ses suspicions fondées ou légitimes de collusion de l’un avec le Pouvoir RHDP ou de cécité politique, pour l'autre. L’hostilité sur la vision stratégique à imprimer à la lutte de reconquête du Pouvoir d’état les a même conduits devant les tribunaux dans bien des cas. Pour les pourfendeurs de l’actuelle direction, le FPI a toujours été fort malgré les différents courants qui le traversent. Sa nature est, selon Raphael Zahui Konan d’être « toujours à l'avant garde du combat de la démocratie ». Mais les derniers développements de l’actualité nationale ont présenté un FPI tiraillé par des vents contraires plutôt forts.

Lida Kouassi et Assoa Adou en compagnie de Simone GBAGBO après sa sortie de prison.

A bien observer les reproches et critiques faits au Dr ASSOA ADOU et à l’actuelle direction du parti, les militants veulent retrouver le punch habituel de leur instrument de lutte politique ; avec ses grands meetings de mobilisation, ses réunions régulières de direction, ses conférences de presse de prise de position et d’explication sur les sujets brulants de l’heure… En somme, un parti combatif comme il leur a été donné de voir depuis sa création en 1990 dans les faubourgs de Dabou, non loin d’Abidjan. L’époque des SANGARE Aboudramane, Miaka OURETO (de regrettées mémoires), AFFI N’Guessan avant son changement de direction stratégique, est bien loin.   

Patrick Russel

Content created and supplied by: Patrick_Russel (via Opera News )

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