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Condamnation à géométrie variable des coups d'Etat : Silver Konan et Alafé s'affrontent sur NCI

L'un des face à face au cours du débat dominical de la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI) hier, a été le face à face entre André Silver Konan et Alafé Wakili. Deux visions totalement différentes sur les coups d'Etat en Afrique.

C'est André Silver Konan qui a été le premier à décrire sa position. "Pour moi, un coup d'Etat est un coup d'Etat. Le coup d'Etat du lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est condamnable. D'ailleurs, ses premiers pas, après une semaine, alors qu'il n'y a toujours pas de gouvernement, montrent que la Transition militaire risque d'être désastreuse".

Et ASK d'enfoncer le clou : "Cependant, un coup d'Etat militaire est du même acabit qu'un coup d'Etat constitutionnel. Un coup d'Etat électoral n'est pas moins condamnable qu'un coup d'Etat paramilitaire (une rébellion). Un coup d'Etat est un coup d'Etat et toutes les formes de coups d'Etat sont condamnables".

Face à André Silver Konan, d'autres invités dont Alafé Wakili. Celui-ci a une autre position. "Un coup d'Etat militaire est condamnable, mais il est plus grave qu'un coup d'Etat constitutionnel", a répliqué Alafé Wakili.

"Un coup d'Etat militaire remet en cause la constitution. En Guinée, les militaires putschistes ont mis à plat la constitution, ils l'ont suspendue. C'est très grave. On ne peut pas comparer un coup d'Etat militaire à un coup d'Etat constitutionnel", a martelé Alafé Wakili.

Ce n'est pas la première fois que les deux journalistes ont des positions opposées sur certaines questions. André Silver Konan a dénoncé le 3è mandat en Guinée tout comme en Côte d'Ivoire, pendant que Alafé Wakili a expliqué qu'il n'y avait aucun mal à ce que les présidents Alpha Condé et Alassane Ouattara se présentent à un nouveau mandat, dans une nouvelle République.

Sur la question des perdiems dans le milieu des journalistes, les deux patrons de presse s'étaient déjà affrontés par des positions opposées.

"C’est avilissant pour les journalistes et c’est réducteur. Cela ne leur permet pas d’évoluer dans le milieu. Moi quand je suis rentré dans la presse, j’ignorais qu’il existait le système de per diem. Quand j’ai su cela, je me suis orienté vers les grands genres journalistiques. Et qui dit Interview, enquête, dossier et autres, exclu les per diem. Et justement c’est parce que je me suis orienté vers les grands genres journalistiques que je me suis révélé au grand public", avait pris comme position ASK, prix Norbert Zongo du journalisme d'investigation.

"Je crois qu’au début "les haut les cœurs" on faisait les rangs pour donner aux militaires mais après c’est passé sur leurs salaires. Moi je considère que ce sont des primes", a soutenu, de son côté Alafé Wakili.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

mamady doumbouya silver konan

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