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Chefferie d’Adjamé-Bingerville : l’administration récuse Mobio Aboussou, les villageois devant les tribunaux

Les membres de la génération Tchagba ont animé une conférence de Presse le samedi 16 octobre 2021, pour réitérer leur soutien au chef d’Adjamé-Bingerville, Mobio Aboussou Guy Georges. C’était sur la place publique dudit village. Ils ont également dénoncé le mode opératoire ayant désigné l’un des leurs, Awaka Agbo Ghislain Alfred  comme chef par le sous-préfet sans l’approbation de la génération. Ils entendent donc user de tous les moyens légaux, disent-ils, pour rétablir la vérité.

Mobio Aboussou Guy Gorges (à gauche) lors de la conférence de Presse Photo (DR)


« C’est dans la légalité que nous allons régler ce problème. Je voudrais aussi interpeller tout le monde au respect de nos traditions. Des intérêts particuliers ne sauraient mettre à mal des pratiques qui ont gouverné pendant des années », a déclaré le chef du village d’Adjamé-Bingerville Mobio Aboussou Guy Gorges. C’était le samedi 16 octobre 2021, lors d’une conférence de presse.

« Nous, populations d’Adjamé-Bingerville (Akwè-Djèmin), voulons réitérer encore notre confiance en l’administration. L’erreur est humaine. C’est pourquoi nous l’appelons à réexaminer sa position », a affirmé le chef d’Adjamé-Bingerville, Mobio Aboussou Guy Georges.

En présence de la communauté villageoise sortie massivement sur la place publique pour la circonstance, tour à tour, les porte-paroles des différentes catégories d’âge ont pris la parole pour marquer leur soutien au chef Mobio et dénoncer le mode de désignation de Awaka Agbo Ghislain Alfred.

Les porte-paroles des différentes catégories Photo (DR)


Me Latt Wesley, Conseil de la génération Tchagba a rappelé le mode opératoire de désignation du chef. Lequel s’appuie sur l’article 4 du titre premier relatif aux chefs du village de l’Arrêté n° 3206/Bp du 10 octobre 1934 portant sur l’Administration indigène en Côte d’Ivoire. Et la loi n° 2014-428 du 14 juillet 2014 portant statut des rois et chefs traditionnels.

S’agissant de l’arrêté colonial, il a mis en exergue le fait que le chef est nommé par l’administrateur colonial sur la proposition du collège des notables du village réunis en commission villageoise 

« La consultation populaire ne fait pas partie de la procédure de désignation du chef du village », a-t-il révélé tout en précisant que l’arrêté de 1934 et la loi de 2014 n’en parle pas.  Pour lui, c’est une pratique instaurée par l’administration mais n’a aucun fondement légal.

« Nous allons attaquer l’arrêté délivré par le sous-préfet devant le Conseil d’Etat pour qu’il soit annulé », a-t-il soutenu non sans rappeler que le chef du village d’Adjamé-Bingerville, Mobio Aboussou Guy Georges, a été présenté sur la place publique le jeudi dernier.

Avant lui, l’ancien chef du village, Adeke Joseph  a fait savoir que la chefferie n’est pas une question de succession. « Quand le chef est choisi selon les us et coutumes, il s’impose à tout le monde », a-t-il asséné tout en précisant que la chefferie ne se discute pas. « Un chef sortant n’a pas le pouvoir de nommer son successeur », a-t-il confié.

Adeke Joseph, ancien chef du village d'Adjamé-Bingerville Photo (DR


Quant à Koudjé Assandré, responsable de la génération Tchagba, Koudjé Assandré, il a dénoncé le mode de désignation d’Awaka Alfred, comme chef du village par l’administration sous-préfectorale.

Pour rappel, le pouvoir de Loba Abekoi Jean Baptiste, chef de la catégorie Dougbo Agban a pris fin en janvier 2020.


RoseKouadio

Content created and supplied by: RoseKouadio (via Opera News )

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