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Absents au congrès du PPA-CI, Koulibaly, Simone, Eugène Djué, ont-t-ils tourné le dos à Gbagbo ?

Annoncé à grands coups de renforts médiatiques, le congrès constitutif du Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), s’est finalement déroulé comme prévu du 16 au 17 Octobre 2021 à Abidjan, avec une mobilisation remarquée des partisans de l’ancien chef d’état.

 

Le défi de l’organisation a été relevé avec une certaine réussite dans l’ensemble. Mais, l’absence de certaines figures historiques des années fastes du Front Populaire Ivoirien (FPI), aux côtés de l’icône de la Gauche Ivoirienne, a vite fait de rappeler que le clan Gbagbo, rassemblée derrière son chef en 2010, s’est fissuré. Ils n’étaient pas présents, au moins de façon volontaire pour certains.

 

Au nombre de ceux-ci, figurent l’épouse du fondateur du PPA-CI, Simone Ehivet, qui à l’ouverture du congrès, le Samedi 16 Octobre, s’envolait pour la République Démocratique du Congo (RDC) où elle semblait mieux préoccupée à honorer une manifestation chrétienne évangélique ; Mamadou Koulibaly, ancien président de l’assemblée nationale et fondateur de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), qui préfère visiblement se tenir à distance des actions menées par son ex référent politique depuis son retour d’exil le 17 Juin dernier ; ou encore, Eugène Kouadio Djué, ex figure emblématique de la résistance patriotique, qui à la veille de l’événement, nous indiquait ne pas s’en sentir concerné.

 

L’attitude de ces différentes personnalités, au-delà de la seule personne de Pascal Affi Nguessan avec qui, Laurent Gbagbo fut en crise ouverte pour le contrôle du FPI, révèle une profondeur insoupçonnée du malaise qui traverse le cercle brisé de l’ancien régime au pouvoir.

 

Si pour l’heure, il peut paraître exagéré de parler d’antagonisme, le repli que manifestent ces cadres de l’ex parti au pouvoir, témoigne des frustrations qui peuvent s’être installées entre eux depuis la chute violente du régime Gbagbo en Avril 2011.

 

Faut-t-il mettre cette situation de distanciation sur le compte de résurgences de conflits antérieurs, qui couvaient déjà pendant la gestion du pouvoir par les refondateurs ? Les non-dits au sein de l’ex clan Gbagbo pourraient peut-être à eux seuls former une montagne que l’opinion publique se passionnerait d’escalader.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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