Sign in
Download Opera News App

 

 

1er Gouvernement de Patrick Achi : Des surprises attendent les Ivoiriens

Les lignes devraient bouger sur le front politique en Côte d’ivoire, dès après les obsèques du premier ministre, Hamed Bakayoko, décédé le 10 Mars dernier en Allemagne, des suites d'un cancer du foie. 

Objet des spéculations les plus passionnelles depuis plusieurs mois, la formation du futur gouvernement de l’après législatives, constituera l’un des principaux enjeux de ce début de 3ème mandat, qu'entame Alassane Ouattara. Tout son projet politique devra y transparaître. 

Ira-t-il à l'ouverture comme le préfigure le contexte politique du moment ? C’est en tout cas le schéma que privilégient bon nombre d’observateurs de la vie politique Ivoirienne. L’impératif de la réconciliation nationale, exigée par Paris depuis la fin de la crise électorale en Novembre dernier, devrait amener le chef de l’état Ivoirien, à faire preuve de flexibilité en ouvrant les vannes à l’opposition. Cela pourrait alors logiquement se concrétiser par une entrée au sein de l’équipe gouvernementale de certains cadres ou figures de l’opposition modérée. 

Parmi les personnalités de l’opposition les plus impliquées dans le dialogue politique, le président du FPI, Pascal Affi Nguessan, l'ex ministre des affaires étrangères, Marcel Amon ou encore le président de l’UDPCI, Abdallah Mabri Toikeusse. Ces trois personnalités semblent s’être alignées sur la méthode de décrispation progressive et stratégique employée par le président Ivoirien. 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’éventuelle entrée au gouvernement de ces personnalités ou de leurs plus proches collaborateurs, pourrait être envisagée par le pouvoir en place. Ce qui aurait pour conséquence immédiate de renvoyer à l’international, l’image d'une Côte d’ivoire en pleine phase de réconciliation. Alassane Ouattara en est conscient. Il y va également de la crédibilité de son régime à l’extérieur. 

Le choix de Patrick Achi, transfuge du PDCI-RDA, pour diriger le gouvernement n’est sans doute pas anodin. En attendant qu’il soit titularisé dans ses nouvelles fonctions après la mort d’Hamed Bakayoko, ce technocrate passe également dans l’opinion publique pour être un homme conciliant. 

Pour avoir siégé comme ministre des infrastructures économiques dans plusieurs gouvernements d’ouverture entre 2002 et 2011, sous la présidence de Laurent Gbagbo, la formule pourrait lui sembler un consensus acceptable. Il a d’ailleurs travaillé sous la houlette de l'actuel opposant, Pascal Affi Nguessan, à l’époque chef du gouvernement (2000-2003). Pour l’heure, place aux obsèques, et peut-être aux tractations. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

alassane ouattara allemagne hamed bakayoko patrick achi

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires