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Sahel : Le Burkina Faso paie pour son rejet des opérations conjointes

Après l'attaque d'Inata qui a fait 22 morts dans les rangs de la gendarmerie, c'est Foubé qui a subi une autre attaque faisant 3 morts toujours parmi les gendarmes, une dizaine de jours après.

Un drame national qui a suscité une grosse colère chez les burkinabès surtout chez les jeunes. Le Chef de l'État a dû prendre des sanctions contre certaines têtes de la chaîne de commandement. 

Une colère et des sanctions justifiées puisque les enquêtes ont révélé des dysfonctionnements ; les nombreux SOS des soldats sont restés sans suite, la centaine de soldats du camp d'Inata était en attente d'un remplacement. Ils étaient aussi sans grandes provisions. En résumé, les soldats du camp étaient dans une situation de vulnérabilité. 

Cette situation de vulnérabilité pourrait se justifier aussi par la non-participation de l'armée burkinabè aux opérations CONJOINTES. En effet, la France présente au Sahel mène des opérations conjointes avec les armées des pays du G5 Sahel à l'exception du Burkina. Sic, toute action de la force française est subordonnée à une demande expresse de l'État burkinabè. C'est une volonté de l'État burkinabè. Malheureusement, dans le cas de l'attaque d'Inata, cela a été fatale pour le Burkina car les forces françaises auraient pu intercepter les informations relatives à cette attaque et intervenir avec promptitude et de manière efficiente.

Content created and supplied by: AlphaMourinho (via Opera News )

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