Sign in
Download Opera News App

 

 

Burkina Faso / Coup d'état : Le clin d’œil des putschistes pour tranquilliser la CEDEAO

Après le Mali et la Guinée-Conakry, les fronts se multiplient pour la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui doit désormais s’attaquer à un autre trublion, le Burkina Faso. Ce Lundi 24 Janvier, le coup d’état contre le régime déchu de Rock Kaboré, débuté la veille par une mutinerie, a finalement été confirmé avec la lecture par la junte du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) d’un communiqué annonçant la fin du pouvoir du successeur de Blaise Compaoré.

 

3ème pays en seulement 17 mois à tomber dans la transe des putschs dans la sous-région Ouest-Africaine, le Burkina Faso tout comme le Mali ou la Guinée-Conakry, devrait se mettre à dos la communauté internationale, avec en première ligne la CEDEAO qui dans un communiqué ce Lundi, a d’ores et déjà condamné ‘’cet acte d’une extrême gravité qui ne saurait être toléré au regard des dispositions réglementaires pertinentes’’. 

 

Avant le déclenchement des hostilités diplomatiques, la junte dirigée par le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, cherche-t-elle à faire baisser la tension ? Dans son ‘’communiqué N°1’’ lu à la télévision nationale en fin d’après-midi ce 24 Janvier par le capitaine Sidsoré Ouédraogo, le MPSR tentait visiblement d’envoyer des signaux à l’instance Ouest-Africaine :‘’Le MPSR rassure également les partenaires et amis du Burkina Faso quant à la ferme volonté de notre pays de continuer à respecter ses engagements internationaux et en matière de respect des droits de l’homme et s’engage à respecter dans un délai raisonnable après consultation des forces de la nation, un calendrier de retour à un ordre constitutionnel accepté de tous’’.

 

Une manière subtile de devancer les chefs d’états de la région en se montrant disponible à coopérer dans un cadre consensuel. Le Burkina et ses nouvelles autorités semblent vouloir éviter les sanctions économiques imposées au Mali d’Assimi Goïta. Les premières rencontres entre l’organisation et la junte seront déterminantes pour clarifier le positionnement diplomatique du Burkina post-Kaboré.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

Burkina Faso CEDEAO MPSR Mali

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires