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Faure Gnassingbé au Mali : initiative personnelle ou envoyé "discret" de la CEDEAO ?

Depuis la dernière réunion extraordinaire des chefs d'État de la CEDEAO, il a été décidé de sanctionner le Mali dont les autorités de la junte militaire envisageaient de proroger la transition de 6 mois à 5 ans. Depuis lors, le Mali subit:

- la fermeture des frontières entre le Mali et les pays membres de la Cédéao,

- le gel des actifs maliens au sein de la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest,

- la suspension des transactions sauf pour les produits de première nécessité et pharmaceutiques.

- la coupure des aides financières

- le rappel des ambassadeurs des pays membres au Mali.

Mais dans cette situation tendue entre l'organisation sous-régionale et Bamako, les deux protagonistes affirment concomitamment rester ouverts au dialogue.

Selon bamada.net, Faure Gnassingbé, comme à son habitude ne ménage pas ses efforts. Par une diplomatie très ingénieuse, il a été à la rencontre des autorités de la transition malienne pour tenter de réouvrir une situation bloquée et maintenir un dialogue favorable au sort du peuple malien aussi bien que pour la paix de la sous-région ouest africaine toute entière.

Vu que Alassane Ouattara affirmait au Gabon que c'est au Mali de renouer avec la CEDEAO pour redémarrer les négociations, une question peut se poser : Faure Gnassingbé prend-il une initiative personnelle ? Ou bien est-ce une diplomatie "souterraine" de la CEDEAO pour renouer le contact avec Bamako sans trop de bruit ?

En effet, le Mali, ce grand pays africain enclavé est un gros partenaire commercial pour des pays comme le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Du coup, lui fermer les portes est synonyme de pertes conséquentes pour ces pays cités. Du coup, si cet embargo est vite levé, tout le monde y gagnera.

Alors, pourquoi ne pas faire fi des égos démesurés et revenir à la table de discussion ?

Content created and supplied by: Yakouser (via Opera News )

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