Sign in
Download Opera News App

 

 

Ejecté de force de sa résidence, comment Gbagbo a raté la dernière chance de sortir la tête haute...

Dans les témoignages relatés depuis 10 ans sur les événements ayant conduit le 11 Avril 2011 à l'arrestation de l'ex chef d'état Ivoirien, Laurent Gbagbo, ce détail revient de façon récurrente. L'extrémisme au sein du camp Gbagbo qui pourrait avoir été la principale raison de sa chute, et surtout des dégâts collatéraux qui y ont résultés.

Dans sa contribution sur la commémoration du 10ème anniversaire de la capture du prédécesseur d'Alassane Ouattara, Alfred Guéméné, ex secrétaire général adjoint du Front Populaire Ivoirien (FPI), version Affi NGuessan, rappelait la posture qui fut celle de l'ancien chef de la diplomatie Ivoirienne, Alcide Djédjé, au plus fort de la campagne aérienne menée par l'aviation Française contre les positions des forces loyalistes, et en particulier contre la résidence officielle du chef de l'état, dans laquelle s'était réfugié Laurent Gbagbo, avec son dernier carré de fidèles.

Face à la déferlante de violences qui s'abattait sur le régime, ''pour limiter les dégâts qui commençaient à s'intensifier, et pour éviter de nombreuses pertes en vies humaines, le ministre Alcide Djedje suggère d'aller rencontrer l'ambassadeur de France.

Pour négocier les conditions d'un cessez le feu. Le président Gbagbo accède prestement à la suggestion de son ministre qui part négocier. << Laissez-le faire son travail >>, conseille-t-i aux faucons'' raconte-t-il. Cette initiative sera contrariée, révèle ce proche de Pascal Affi N'guessan, par le sursaut de dernière minute des extrémistes du palais.

Selon lui, ''À son retour (ndlr: Alcide Djédjé), à peine rend-t-il compte qu'il est brocardé, vilipendée, traité de traître. Il est chassé comme un malpropre...'' pour avoir ''simplement été réaliste''.

Cette version des faits est corroborée par un article de lepoint.fr datant du 05 Avril 2011, qui rapporte les propos du chef de la diplomatie Française, à l'époque, Alain Juppé : ''Ce qui est en cours, ce sont les tractations avec Laurent Gbagbo et sa famille pour mettre au point les conditions de son départ''.

Au cours de cette même session devant les députés au palais Bourbon, l'ex premier ministre de Jacques Chirac précisait, toujours selon le confrère, que ces négociations étaient le fruit d'une initiative personnelle d'Alcide Djédjé, qui se trouvait à l'ambassade de France à cet effet.

La chute de l'ex président dans les conditions tragiques que l'on sait, serait donc, le fait du refus des extrémistes du clan Gbagbo d'admettre la réalité fatale qui menaçait de balayer le régime déchu de la refondation. Laurent Gbagbo aurait-t-il dû se résoudre à se plier au contexte politique du moment, à défaut de concéder intérieurement une défaite face à son adversaire, Alassane Ouattara?

Cette question continue de tarauder les esprits, 10 ans après ces événements à l'origine de la mort de plus de 3000 personnes.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

camp gbagbo laurent gbagbo

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires