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Guéméné répond à ses détracteurs pro-Gbagbo et pro-Affi; Il rassure : "Notre appel sera entendu"

Le Comité National de Réunification du FPI, CNR-FPI, avec à sa tête, Alfred Guéméné, a décidé de se remettre en selle pour contribuer au rapprochement entre les principaux acteurs de la crise au FPI, qui a débouché le 09 Août dernier, sur le retrait du fondateur du parti, Laurent Gbagbo, dont le nouveau parti devrait être créé dans les tous prochains jours.

 

A l’aune des manœuvres pour la création de ce parti, qui devrait servir de levier au repositionnement de l’ex chef d’état sur l’échiquier politique, Alfred Guéméné, longtemps réputé pour sa posture d’icône de l’aile dure du camp Affi, semble être résolu à reprendre son bâton de négociateur pour tenter de créer les conditions d’une réconciliation entre Laurent Gbagbo, Simone Ehivet et Pascal Affi Nguessan, des personnages avec qui il entretient individuellement des rapports privilégiés depuis des décennies.

 

De part et d’autre, la démarche de cet ancien leader syndicaliste, connu pour ses prises de position tranchées à l’égard de Laurent Gbagbo, suscite des critiques des radicaux, qui tendent à discréditer son initiative.

 

A ceux des pro-Gbagbo qui lui rappellent ses positions extrémistes, il rétorque, dans une réaction qu’il nous faisait parvenir ce Mardi, qu’ils oublient avoir entretenu un sentiment de ‘’haine’’ contre Affi Nguessan, ‘’là où ils auraient simplement dû faire preuve de patience, pour que nous puissions régler nos dissensions dans le cadre démocratique du congrès. Ils ont oublié que, contrairement aux exigences du code de la démocratie, ils ont flanqué une dissidence à la direction légale et légitime du parti qu'ils ont plombé dans son fonctionnement normal. Ils oublient qu'ils ont refusé et ignoré la main salutaire de la réconciliation à eux tendue, ce qui nous a conduits à la déconfiture actuelle’’.

 

Quant aux pro-Affi, qui selon lui, dénoncent dans sa démarche, ‘’ralliement déguisé à la cause du plus grand commun diviseur’’, il leur répond ‘’que la crispation et la cristallisation de la situation actuelle résulte essentiellement du manque d'humilité de leur "champion" qui a choisi la défiance plutôt que l'humilité’’. ‘’Il y a un temps et une fin à tout’’, estime Alfred Guéméné, qui poursuit : ‘’Nous nous sommes déchirés des années durant. Et nous nous sommes dramatiquement éloignés de notre mission historique de refondation, pour exalter des valeurs de l'ancien monde’’.


Son diagnostic des actions des trois leaders est implacable : ‘’Laurent a tenu à créer un autre parti, en réaction au <<refus>> de Pascal de lui <<céder>> le FPI, parti dont il est le fondateur. Et sans doute pour montrer qu'il reste majoritaire dans le corpus socialiste ivoirien. Simone s'inscrit dans une dynamique d'affranchissement du carcan tutélaire de Laurent, son compagnon historique. Pascal s'arcboute sur les ruines d'un FPI vidé de sa substance vitale et réduit à l'état de vestige et de reliques’’.

 

Convaincu ‘’qu’aucun de nos trois leaders ne peut parvenir au pouvoir sans le concours des deux autres’’, ce qui selon lui, est ‘’une vérité qui crève les yeux…la conjonction de toutes les forces qui était une simple nécessité, est devenue une impérieuse exigence. N'en déplaise à ceux qui ont choisi de continuer à manier l'encensoir de la haine et de la division’’.

Par ailleurs, rassure-t-il, ‘’comme par le passé, notre appel sera entendu’’.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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