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Depuis Ouaga : Katinan appelle l'Afrique à s'unir devant la “lâcheté internationale”

© Katinan au congrès du PPA-CI

Comme nous l'annoncions dans un précédent article, Koné Katinan Justin séjourne à Ouagadougou depuis ce samedi 30 octobre 2021 sur invitation du Parti des Sankaristes, et à la demande du Président Laurent Gbagbo. L'ancien ministre du budget du gouvernement Aké N'Gbo y est pour représenter le PPA-CI au Congrès de ce parti ami. Lors de ce congrès qui s'est tenu ce lundi 1er novembre, le porte-parole du PPA-CI a livré le message du président Laurent Gbagbo. Il a appelé l'Afrique à s'unir devant ce qu'il a qualifié de “lâcheté internationale, du système” afin que le combat d'hommes comme Thomas Sankara, Jerry Rawlings et Laurent Gbagbo ne soit “pas tué”. Voici le message de Koné Katinan.

« (...) Je voudrais au nom du président Laurent Gbagbo, président du Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI), vous transmettre les salutations de nos militants, les félicitations au président et au nouveau bureau qui a été mis en place. Je voudrais ici vous dire tout l'honneur qui nous a été fait de nous avoir invité à vos assises qui marqueront indéniablement un tournant décisif dans la vie politique du Burkina Faso. Bravo à vous qui avez pris l'initiative de vous unir, bravo à la forte mobilisation que je constate. Et nous, sommes convaincus d'aller très loin. Je voudrais ici vous transmettre le message du président Laurent Gbagbo.

Ils étaient trois quand nous étions élèves dans les années 1980. Ils ont nourri nos espérances, nos espoirs. Ils étaient trois, l'un au Burkina Faso, l'autre au Ghana, et le troisième en Côte d'Ivoire. L'un s'appelait Thomas Sankara, l'autre s'appelait Jerry Rawlings, et le troisième Laurent Gbagbo. Ils ont occupé nos vies, notre jeunesse. Et hélas ! Comme toujours, en 1987, la lâcheté internationale, du système a fini par avoir la peau du camarade Thomas Sankara. (Applaudissements dans la salle).

Les deux autres ont survécu jusqu'à prendre le pouvoir. Le dernier a prendre le pouvoir parmi ses trois, ce fut le président Laurent Gbagbo. Hélas ! Le monstre qui a avalé Thomas Sankara, c'est le même monstre qui s'est érigé contre Laurent Gbagbo (Cris et applaudissements). Empêchant par tous les moyens, et ce que je dis ici, vient de la décision de la CPI. Dans leur décision rendue le 15 janvier 2019, les juges ont dit ceci : “Tout a été fait , notamment par l'ancienne puissance coloniale, pour empêcher le président Laurent Gbagbo de travailler”. Laurent Gbagbo est sortie victorieux de ce combat avec le monstre. Il est rentré en Afrique, en Côte d'Ivoire et il me charge de vous dire qu'il est là pour continuer ce combat.

Mieux que cela, il. veut donner sa dernière énergie au combat que les trois ont commencé ensemble afin que au moment où il fermera ses yeux pour de bons, il puisse se rendre compte que l'œuvre qu'ils ont commencé n'a pas été tué. L'espérance continue. Et cette espérance, c'est vous qui devez la tenir ici au Burkina Faso. C'est pourquoi le président Gbagbo a mis sur place le PPA-CI, qui copie sur l'exemple du RDA pour que nous nous rassemblons autour de l'idéal de notre liberté qui est en danger permanent, ne nous y trompons pas. Derrière toutes ces attaques djihadistes, se cache toujours un dessein politique. Il s'agit des intérêts géostratégiques. Aujourd'hui c'est le seul continent qui n'a pas de leadership affirmé dans le monde, et c'est le seul continent qui va devenir la proie facile de tout ce système qui se mue, qui ne change pas, qui ne fait que changer d'habits. Alors il nous demande que nous nous unissons comme vous avez commencé ici. Traversons les frontières, unissons et c'est l'offre politique que le président Laurent Gbagbo donne à l'Afrique, qu'il vous donne pour que nous puissions nous unir. Fermons la main ensemble afin que nous puissions travailler pour l'Afrique. Je vous remercie ».


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

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