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Mise à l’écart de Ouattara, Bédié et Gbagbo : un débat qui prendra encore du temps

Une certaine opinion se réclamant d’une «bonne jeunesse physique et intellectuelle » dans des partis politiques veut secouer le cocotier de la classe politique en Côte d’Ivoire. Et leurs cibles, les Présidents Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara.

En effet, l’on entend souvent parler de la mise à l’écart des « Trois Grands » de la vie politique en Côte d’Ivoire, au motif de leur âge supposé avancé.

Ce débat, certains cadres de partis politiques (principalement au PDCI RDA avec les dernières sorties du Ministre Jean-Louis Billon) l’animent et, même s’il semble ouvert dans l’idée de ceux-ci, il ne peut tenir la corde du renouvellement.

Parce que les avis ne sont pas du tout partagés de cette même manière dans toutes les chapelles politiques.

En témoigne les récentes déclarations du Ministre Koné Katinan à Fresco le samedi 4 septembre dernier, à l’occasion de la cérémonie dite de « purification » du Vice-Président du parti du Président Laurent Gbagbo, Damana Adia Pickass après 10 ans d'exil.

Avec le Ministre Koné Katinan, le discours n’a pas le même son de cloche qu’ailleurs : 

« Nous avons pris un engagement. Cet engagement est que nous avons un seul Chef et nous devons nous battre pour le mettre là où il a été enlevé. C’est cela notre engagement… Tout ce monde qui est là est pour le Président Laurent Gbagbo notre seul Chef. Nous ne sommes pas encore arrivés ! Celui qui est arrivé [à un meilleur niveau] s’appelle Laurent Gbagbo » a rapporté pour Koné Katinan, Consortium-csa.

Ce discours sonne le glas du renouvellement énoncé avec rhétoriques dans lesquelles il faut nécessairement remplacer les « Trois Grands » pour une politique ivoirienne encore plus dynamique.

On le voit, le débat sur cette question pourra prendre encore du temps parce que justement, il ne fédère pas toutes les tendances sur le sujet. Et cela pour au moins deux raisons.

Premièrement, et comme Katinan semble bien l'affirmer, la conception africaine de « l’homme âgé » affectueusement appelé « Ancien » ne se trouve pas dans sa relégation à l’arrière-plan dans les débats qui engagent la vie de la communauté. Il a une place de choix et une dimension jugée et reconnue comme supérieure à la norme.

Ceci est adroitement traduit par Hampaté BÂH par sa pensée devenue légendaire dans toute les littératures d'Afrique et d'ailleurs :

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »

Pour ainsi dire, les Présidents Ouattara, Gbagbo, et Bédié sont cette "bibliothèque", lieu de ressources et d'accroissement de connaissances qui ne doit être " brûlée", "écartée", mais consultée pour qu'elle dirige la nation.

La deuxième raison et la plus objective est que, de ces trois personnes que des opinions (presque isolées) veulent effacer, il est à noter que la conduite de leur différents partis politiques montre un leadership dans lequel les jeunesses qui le désirent peuvent retrouver l'essence d'une bonne formation politique.

Les adaptes de cet effacement devront donc revoir leur copie. Mieux, ils peuvent eux aussi contourner ces « pierres » pour créer un mouvement qui les mettraient au pouvoir en 2025, pourquoi pas. Cette entreprise n’est pas nouvelle sous les cieux.

Mieux vaut donc ne pas faire couler beaucoup d’encre. Pour rien.


Ouraga Dali Constant


ivoiriens 

Content created and supplied by: OuragaDConstant (via Opera News )

Ministre Jean

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