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CEDEAO/Union Africaine : découvrez deux causes fondamentales de l'échec de ces organisations

Une délégation de haut niveau de la CEDEAO en mission en Guinée ce vendredi 17 septembre 2021 a été fortement huée par des populations déchaînées qui ont quadrillé l'aéroport de Conakry en scandant en chœur : "Cedeao dehors ! "

Pour l'organisation, c'est une preuve qu'elle perd sa crédibilité auprès des populations. Ces populations en voyant les échecs de l'organisation perdent espoir et veulent compter sur elles-mêmes.

Dans ses pratiques, la CEDEAO ressemble à une pâle copie de l'Union Africaine. Cette organisation plus grande encore de par son statut continental, elle aussi, peine à répondre aux attentes des africains. Selon nous, elle a aussi échoué.

Dès lors, on se demande pourquoi cette succession d'échec de ces deux grandes organisations ?

Les causes de l'échec de la CEDEAO et de l'UA sont multiples mais nous n'allons en énumérer que deux. La première cause est l'absence de moyens de coercition.

Si vous remarquez bien, lorsqu'il y a des coups d'État en Afrique, la CEDEAO et l'UA n'ont aucun moyen de pression si ce n'est de condamner "avec la dernière énergie" et de suspendre le pays des instances de décision de l'organisation. Mais en réalité, ces mesures sont sans contraintes réelles et n'ont donc aucun effet. Si la CEDEAO et l'UA avaient des moyens conséquents pour contraindre les faiseurs de coups d'État à lâcher le pouvoir, cela dissuaderait d'autres personnes à tenter le coup.

La deuxième cause de l'échec de ces deux organisations africaines, c'est la faiblesse de l'intégration africaine. En effet, ces organisations font de grandes réunions. Les autorités se rencontrent régulièrement mais c'est juste au sommet. Les populations elles-mêmes pour lesquelles toutes ces décisions sont prises ne se sentent pas concernées. Il y a un genre de nationalisme dont les populations font preuve. Du coup, ce qui se passe dans un pays ne semble pas concerner les autres. Lorsque nous prenons le cas de la CEDEAO, l'intégration sous-régionale n'est qu'une vue de l'esprit. Les populations sont martyrisées une fois qu'elles sont hors de leur pays quand bien même elles sont ressortissantes de la CEDEAO. Pareil pour l'Union Africaine. Il y a peu, une animatrice ivoirienne a été maltraitée au Gabon. Dans le récit de cette ivoirienne, d'autres africains ont subi le même sort dans cet aéroport gabonais.

Tant que les populations ne sentiront pas les effets de ces grands rassemblements, de ces grandes réunions des chefs d'État et des ministres africains dans le cadre des activités de ces organisations, les échecs et les huées comme c'est le cas en Guinée ne finiront pas.

Prenons l'exemple de l'Union Européenne. La libre circulation des personnes et des biens est une réalité. Les tracasseries policières et administratives sont quasiment inexistantes. C'est purement et simplement la loi qui est appliquée. Et l'on sent surtout l'uniformisation des procédures, ce qui renforce l'Union. Contrairement à l'Afrique où la simple nationalité différente peut être considérée une délit.

En conclusion si l'UA et la CEDEAO parvient à contraindre les putschistes par des moyens coercitifs puissants et si l'intégration africaine devient une réalité, ces deux organisations auront de la crédibilité et gagneront la confiance des populations.

Content created and supplied by: yakouser (via Opera News )

cedeao conakry

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