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JIV 2022/ Kissah Koné (présidente fondatrice Fivakk): « être veuve n’est pas une fatalité »

La commémoration de la journée internationale des veuves 2022 a eu lieu récemment à Williamsville en présence de nombreuses personnalités dont le représentant du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale. A cette occasion, les veuves ont été célébrées et les partenaires de la Fondation internationale veuves d’Afrique Kissah Koné (Fivakk) ont reçu des diplômes d’honneur et de reconnaissance.

 « Quelle politique de protection sociale et de soutien pour les veuves en Côte d’Ivoire ? » est le thème de l’édition 2022 de la journée internationale des veuves. A cette occasion elles ont été instruites sur leurs droits mais surtout motiver à ce prendre en charge en initiant des activités génératrices de revenus.

« Etre veuve n’est pas une fatalité », a fait savoir Mme Kissah Koné, présidente fondatrice de la Fondation internationale veuves d’Afrique Kissah Koné (Fivakk). D’où les actions menées en vue de leur autonomisation. Elle a rappelé que les mariages religieux et traditionnels ne sont pas reconnus par la loi tout en dénonçant le fait que les veuves soient stigmatisées, maltraitées. « Notre devoir est de tirer la sonnette d’alarme sur cette situation », a-t-elle affirmé.

Aussi a-t-elle remercié le gouvernement et ses partenaires pour leur appui non sans conseiller aux veuves de relever leurs têtes car « être veuve n’est pas une fatalité » 

Prenant la parole, Mme Pohan psychopédagogue a quant à elle sensibilisé les veuves sur leurs conditions de vie. « Les veuves qui ne travaillent pas sont à la merci de toute sorte de tradition », a-t-elle interpelé avant d’ajouter : « votre condition est un défi. Soyez courageuses »

« Chères mamans, chères sœurs qui malheureusement avez perdu vos maris, l’Etat a mis en place des institutions pour vous accompagner et vous soutenir pour que vous ne vous sentez pas seule. La Côte d’Ivoire ayant ratifié la charte africaine des droits de l’homme et des peuples se doit de prendre les mesures légales appropriées pour s’assurer que la veuve jouisse de tous les droits humains, soit soumise à aucun traitement humiliant et dégradant et  devienne d’office la tutrice de ses enfants. En somme  qu’elle ait  enfin le droit de se remarier à l’homme de son choix », a indiqué Mme Bakayoko, cheffe de département droit de la femme, de l’enfant (CNDH)

 Ago Ebenezer, inspecteur général du ministère de l’emploi et de la protection sociale, représentant le ministre Adama Kamara,  à rassurer sur la ferme volonté du gouvernement ivoirien à apporter des solutions aux différents maux qui minent cette frange de la population : « Des efforts continuent d’être consentis pour accroître le bien-être et l’épanouissement des veuves et je ne doute pas de la détermination de tout l’ensemble du gouvernement et plus particulièrement du ministère de l’emploi et de la protection sociale ».a-t-il indiqué non sans inviter les veuves à s’inscrire dans les projets et mécanismes proposés à ce stade par l’Etat ivoirien à savoir le Fonds d’Appui à l’Autonomisation de la Femme (FAFCI), la Couverture Maladie Universelle (CMU), le Régime Social des Travailleurs Indépendants et les centres sociaux du MEPS qui selon lui, aideront assurément à leur redonner le moral.

 Au cours de cette cérémonie le ministre de la Protection sociale et de l'Emploi, Me Adama Kamara ainsi que les partenaires de la Fondation Fivakk ont reçu respectivement des diplômes d'honneur et de reconnaissance.

Pour rappel, la Fondation internationale veuves d’Afrique Kissah Koné (Fivakk) compte plus de 1000 veuves qui bénéficient d’aides et de soutiens de cette fondation.

 Rosekouadio

Content created and supplied by: RoseKouadio (via Opera News )

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