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Hausse généralisée des prix : les populations ivoiriennes abandonnées à leur triste sort

Les prix des denrées alimentaires de première nécessité sont toujours aussi prohibitifs. Les ménages ont le plus grand mal du monde pour remplir leurs assiettes. Cette grisaille ne laisse entrevoir pour l'heure, aucune ligne d’horizon.

Les ménages attendent toujours la concrétisation des promesses de Patrick Achi (Photo abidjan.net)

Le kilogramme de viande de bœuf sur le marché de Yopougon Toits Rouges est toujours vendu à 3.000 francs Cfa. La viande de porc tant prisée par les populations de cet immense commune est passé, depuis peu, de 2.000 à 2.300 francs Cfa. Tout comme sur les autres marchés de la commune de Yopougon et sur ceux des autres commune de la ville d’Abidjan, tous les prix sont aussi à la hausse.

Pour apprécier la gravité de la situation en donnant un ordre de grandeur, il est bon de savoir que le Smig en Côte d’Ivoire est d’environ 2.000 francs par jour. En clair, il faut à un travailleur qui perçoit juste le Smig, presque deux jours de salaire pour acheter un petit kilogramme de viande de bœuf avec des os ! Autant dire que toute la petite famille de cet « gagne-petit » devra renoncer à cette source de protéine, avec les dégâts prévisibles sur la santé des plus jeunes et des plus fragiles.

La viande est devenue un produit de luxe pour les populations (Photos Web)

A l’instar du coût de la viande, toutes les autres denrées alimentaires sont vendues sur les marchés à des prix exorbitants. Le poisson, le riz, l’huile de table, les produits du cru comme la banane plantain, l’igname et la tomate connaissent eux-aussi une hausse importante de leurs prix d'achat.

Le Premier ministre, Patrick Achi avait effectué, le 02 juillet 2021, une visite très médiatisée du marché Gouro d’Adjamé. Il indiquait à l’occasion qu’il voulait s’imprégner des réalités des prix pratiqués sur cet important marché de la ville d’Abidjan. Au sortir de la visite, Patrick Achi avait juré, la main sur le cœur, que le gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour ramener au plus vite, ces prix des denrées de première nécessité à des niveaux accessibles à la majorité des consommateurs ivoiriens.

Les étals sont toujours aussi débordant de vivres, mais les prix, excessifs

La déclaration de Patrick Achi avait rempli alors d’espoir toutes les familles en Côte d’Ivoire qui ne savent plus dans leur immense majorité, à quel saint se vouer. Deux semaines après cette promesse solennelle du chef du gouvernement, rien, absolument rien n’a changé sur les marchés, au point que les députés ont jugé utile d’entendre, à travers la séance des questions orales, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, pour savoir de quoi il retourne.

L’agacement touche toutes les couches sociales. A preuve, la Sénatrice, Mah Sogona Bamba a interpellé sur son profil Facebook de ce samedi 17 juillet 2021, en des termes à peines voilés, le gouvernement sur ses promesses n’ont tenues. Pour sûr, si le gouvernement qui dispose de plusieurs leviers pour agir sur les prix à la consommation reste encore les bras croisés, la paupérisation gagnera davantage du terrain. Le mécontentement aussi !

Théodore Sinzé

 

Content created and supplied by: ThéodoreKoffiSinzé (via Opera News )

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