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Tel Mandela, Gbagbo détient une clef de la réconciliation nationale en Côte-d’Ivoire

Aller à la réconciliation du peuple ivoirien devrait être un objectif politique en soi. Pacifier d'abord les esprits et poser des actions de paix, cela engagera inévitablement la réconciliation. 

L'arrivée de l'ex-président de la république Laurent GBAGBO (2000-2010), est une aubaine pour l'élaboration d'un processus véritable de réconciliation nationale des filles et fils de la Côte-d'Ivoire. On ne pouvait, en réalité, réconcilier les ivoiriens alors que celui qui a présidé aux destinées de ce pays en était hors. Simple question de bon sens !

Comme Mandela, GBAGBO a une des clefs de la réconciliation. Il est à l'opposition, il a été emprisonné ; il a une certaine légitimité de la rancoeur. Ces partisans, d'ailleurs, attendent de lui vengeance : qu'il lave son honneur et celui de son camp. Mandela n'a pas opté pour cette option. Il a élevé les noirs après sa sortie de prison, il n'a pas succombé au désir de vengeance. Il a demandé à son camp de pardonner, de l'aider à construire la nation « arc en ciel ». Mandela est entré dans l'histoire. Son acte fort est salué jusqu'à aujourd'hui aux quatre coins du monde. 

Tous les ivoiriens ont été victimes des différentes crises qu'a traversées le pays. Certains d'entre nous ont perdu la vie (ou des être chers), d'autres ont été ruinés à jamais... avant de se réconcilier il faut reconnaître, et chacun devrait se résoudre à le faire, le tort que l'on a causé à son voisin, à celui avec lequel l'on n'était pas d'avis. Et de l'autre côté, il faut que nous nous pardonnions sincèrement. 

Pour des divergences politiques, nous avons sacrifié notre « vivre ensemble » légendaire que toute la sous région nous enviais. Aujourd'hui, il faut sauver la cohésion sociale. La cohésion sociale admet la différence et la divergence des visions, des priorités, des manières, méthodes etc. Elle affirme, cependant, dans un même temps que sur certains points, nous devons être tous d'accord : la solidarité, l'autorité de l'Etat, la tolérance, etc.

La politique c'est l'art de montrer les divergences et la démocratie c'est l'art pacifique de résoudre ces divergences. On ne peut envisager une uniformité des aspirations pour le pays. Être d'accord sur tous les sujets signifie que l'on ne pense plus. Il faut permettre aux divergences de s'exprimer, d'avoir pignon sur rue en vue d'être pris en compte et traités par les décideurs politiques. 

La haine et la violence doivent être des anti-valeurs collectivement bannies du mode d'expression publique. Une unité nationale doit se construire autour du rejet de ses modalités. La Côte-d'Ivoire a déjà montré qu'elle savait œuvrer à la réconciliation de ses enfants. En 2001, le forum de la réconciliation avait mûri cet objectif. En 2004, l'amnistie générale. En 2013, la CDVR et enfin en 2015, la CONARIV. Toutes ses tentatives montrent que les idées sont là. L'échec de ces tentatives, l'histoire nous l'a enseignés qu'il résultait du manque de sincérité et d'engagement des acteurs politiques.

Content created and supplied by: Amadouben (via Opera News )

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