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Arrestation de Pulchérie Gbalet : Le mouvement LDCI demande sa libération sans délai

Dans une déclaration rendue publique, le mercredi 31 juillet 2022, le mouvement Les Démocrates de Côte d’Ivoire (LDCI) marque sa désapprobation face à l’arrestation de Pulchérie Gbalet. Le mouvement politique et citoyen dirigé par Séraphin Prao, professeur d’économie des Universités interpelle les autorités sur une telle situation. Le mouvement donne aussi son avis sur l’affaire des 49 soldats ivoiriens.

 

 

Depuis le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens partis en mission au Mali se trouvent mis aux arrêts et condamnés par les autorités de ce pays frère pour « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat ». Depuis le 23 août 2022, madame Pulchérie Gbalet, présidente de l’organisation de la société civile ‟Alternative citoyenne ivoirienne” (ACI) a été arrêtée, alors qu’aux dires de ses avocats, elle avait été invitée par la direction générale de la police nationale à passer retirer son passeport et son téléphone, et écrouée à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) pour, entre autres, « entente avec les agents d’une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d’Ivoire » et « diffusion de nouvelles fausses de nature à entrainer une atteinte au moral de la population ».

Pour rappel, de retour d’un voyage au Mali, madame Pulchérie Gbalet a fait l’objet, à l’aéroport, d’une brève interpellation avant d’être relâchée.

Le mouvement, Les Démocrates de Côte d’Ivoire (LDCI), dans une déclaration du 31 août 2022 a déploré l’arrestation au Mali des militaires ivoiriens ainsi que celle de Pulchérie Gbalet.

Sur les négociations pour la libération des militaires ivoiriens

Le mouvement, Les Démocrates de Côte d’Ivoire, se réjouit des canaux de médiation déjà en cours d’utilisation pour la libération des militaires ivoiriens et demande une mutualisation des efforts avec des négociateurs chevronnés et, si possible, en adjoignant à ces efforts déjà engagés d’autres leviers solides non officiels comme cela est courant en occident dans l’écosystème des négociations en situation hybride. LDCI souhaite que les négociations avec la partie malienne soient couvertes du secret-défense jusqu’à leur achèvement et propose, à la fin de ces négociations, une déclaration conjointe des gouvernements malien et ivoirien par la voie des ministres des affaires étrangères.

Pour ce mouvement politique et citoyen, « la résolution de cette crise avec le pays frère du Mali passera, en minimisant les points d’achoppement, par des concessions mutuelles et autour du possible questionnement indiqué ici : quelle est notre responsabilité dans la survenue de cette crise ? Que pouvons-nous accepter de perdre et que pouvons-nous gagner ensemble dans cette crise pour nos gouvernements et nos peuples respectifs ? ».

Le mouvement, Les Démocrates de Côte d’Ivoire, souhaite une issue heureuse pour les 49 militaires ivoiriens incarcérés au Mali et leur famille. Il appelle « aussi à la libération de Pulchérie Gbalet qui a voulu apporter sa contribution à la libération des soldats ivoiriens ».

 

L’importance de la société civile pour les Etats

Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », aucun Etat au monde ne peut prétendre se passer des acteurs de la société civile. En effet, la société civile offre aux gouvernants des prestations de services sociaux et des expertises non rémunérées leur permettant de faire face à certaines problématiques sociétales ou politiques. Elle est à la fois collaborative et antagonique par rapport à ces gouvernements. La société civile est une composante essentielle des sociétés démocratiques. Elle est l’instance d’évaluation des politiques gouvernementales et participe à la construction du capital social des Etats et du capital de confiance dans les sociétés cohésives. Pour le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire », l’action de la société civile est une participation citoyenne qui est à encourager et, « l’on devrait éviter de chercher à la museler en espérant s’enfermer dans l’unanimisme trompeur et peu rentable des régimes autarciques et autocratiques ». C’est pourquoi LDCI joint sa voix à toutes les voix de la société civile et des organisations politiques pour demander la libération sans délai de Pulchérie Gbalet, la Côte d’Ivoire ayant fait le choix de la démocratie et de la participation citoyenne à la dynamique sociale. Par ailleurs, l’on se demande, au regard de ce que subissent certains acteurs de la société civile ivoirienne, si la cohésion sociale se porte bien en Côte d’Ivoire, si ses indicateurs sont tous au vert et préfigurent une vraie société d’entente.

Il faut éviter de crisper davantage l’atmosphère socio-politique

Le mouvement LDCI interpelle tous les acteurs sociaux afin qu’ils évitent d’accumuler les dossiers problématiques et incommodants des droits de l’homme sur la table de l’exécutif qui a déjà beaucoup à faire pour satisfaire aux attentes des populations, avec une cherté de la vie inflationniste et un environnement sous-régional et mondial complexe.

Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » interpelle aussi le président de la République afin qu’il se penche sur la situation des personnalités politiques et de la société civile qui sortent de prison avec des séquelles incurables qui font planer des interrogations sur leurs conditions de détention. Le mouvement « Les Démocrates de Côte d’Ivoire » souhaite qu’un regard bienveillant soit porté à leur prise en charge médicale post-prison.

Il faut mettre fin aux détentions prolongées sans jugement

LDCI appelle à la fin des incarcérations sans procès des personnalités politiques et de la société civile. L’Organisation non-gouvernementale Amnesty International avait, dans un précédent rapport, souligné à ce propos « un recours excessif à la détention provisoire » et « la violation du droit à un procès équitable » en Côte d’Ivoire. « La prison ne brise pas, suivant l’effet recherché, l’ardeur combattive de ces personnalités. Elle les transforme plutôt en icônes et les endurcis plus que jamais face à ce qu’elles qualifient de manœuvres de bâillonnement. Il est temps d’arrêter de se fabriquer des adversaires endurcis par la prison. Ce modèle qui fait partie des pratiques politiques ivoiriennes et de la doctrine politique de tous les pouvoirs qui se sont succédé depuis l’ère d’Houphouët-Boigny n’a pas empêché les opposants Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara d’être présidents de la République. Il leur a plutôt permis de se construire une personnalité politique trempée », écrit Séraphin Prao.

AKE

 

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