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Décapitation du jeune N'geussan koffi Toussaint à Daoukro: les présumés auteurs du crime arrêtés

Les autorités ivoiriennes veulent faire la lumière sur les violences qui ont émaillé le dernier processus électoral qui a permis au président Alassane Ouattara de s’offrir un troisième mandat.

Le procureur de la République, Richard Adou, accusé depuis le début de la crise de trouver les fauteurs de troubles uniquement dans le camp de l’opposition semble décidé à rassurer l’opinion publique avec les opérations de sa nouvelle unité est depuis plusieurs semaines à la tête d’une nouvelle unité d’enquête qui a effectué plusieurs descentes sur les foyers de tension pendant la période électorale.

Le procureur général ivoirien Adou Richard à Abidjan, le 6 novembre 2020.

Une unité spéciale dirigée par lui même, a effectué des missions au mois de février, notamment à Daoukro, Bongouanou et M’Batto.

Cette unité spéciale d’enquête, créée par décret en novembre dernier pour faire la lumière sur les violences qui ont émaillé le scrutin présidentiel ivoirien du 31 octobre, poursuit ses investigations.

Selon le quotidien jeune Afrique, cette équipe d'enquête dirigée par le procureur ADOU Richard, est composée de deux procureurs adjoints, d’un substitut du procureur et de 38 officiers de police judiciaire (policiers et gendarmes répartis de façon égale), elle a effectué de nouvelles missions dans le courant du mois de février, notamment à Daoukro, Bongouanou et M’Batto, villes qui ont été le théâtre d’affrontements entre partisans de l’opposition et pro-Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).

L’Unité spéciale a notamment enquêté sur la décapitation de Nguessan Koffi Toussaint, 34 ans, tué le 9 novembre dans le quartier de Sozorigoubou, à Daoukro, fief du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Une vidéo diffusée à l’époque sur les réseaux sociaux avait provoqué une vive indignation. On y voyait plusieurs individus donnant des coups de pied dans la tête de la victime. Cinq d’entre eux ont été formellement identifiés par les enquêteurs et viennent d’être interpellés.

Selon le bilan officiel, au moins 87 personnes ont été tuées et 484 autres blessées dans les violences survenues en marge du processus électoral après que le président sortant, Alassane Ouattara est décidé de briguer un troisième mandat et que l’opposition a appelé à la désobéissance civile et au boycott du scrutin.

Près de 200 personnes ont été la cible de procédures judiciaires, dont la plupart sont toujours en cours.

Content created and supplied by: Bricodkbi (via Opera News )

Daoukro

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