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Depuis la tribune des Nations Unies, le premier ministre malien charge Alassane Ouattara

Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maiga a délivré la déclaration du président Assimi Goita  à la tribune du débat général de la 77ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, ce samedi 24 septembre 2022

Outre son discours, le premier ministre a prêté grandement oreille aux différentes interventions de ses paires.

Dans son discours fort apprécié par son peuple, le chef du gouvernement malien a rappelé la volonté de Bamako de collaborer avec tout le monde, mais dans le respect de la souveraineté nationale.

Le premier Abdoulaye Maïga a profité de l'occasion pour recadré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sur le cas des soldats ivoiriens détenus au Mali. Il a également répondu au président Mohamed Bazoum, l'accusant d'avoir proféré des propos injurieux et lui a reproché de ne pas être nigérien.

S'agissant des autorités françaises qu'il a traité de ''junte Française'' il declare que ''la junte française''ba fourni des renseignements et des armes aux groupes terroristes pour affaiblir le Mali. Il a, par ailleurs, demandé une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU pour présenter des preuves.

Dans les règles de l'art, avec politesse, le chef du gouvernement malien s'est attaqué au chef de l'exécutif ivoirien, Alassane Ouattara.

Ci dessous l'intégralité de son message à l'endroit du chef de l'Etat ivoirien :

'' Je saisis cette opportunité qui m’est offerte pour remercier chaleureusement notre respecté aîné, SE le Président Alassane Dramane Ouattara pour les sages et éclairés conseils, qu’il nous a prodigués dans son allocution mémorable à cette 77ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Je voudrais le rassurer que les Autorités de la Transition malienne n’ont d’autres objectifs que de faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d’organiser des élections, tout en luttant obstinément contre le terrorisme. Ces réformes permettront d’améliorer la gouvernance et toutes les dispositions seront prises pour que la démocratie malienne soit la plus enviée au monde.

Dans ce chantier, nous prêterons une attention particulière au 3ème mandat qui ne sera pas possible. Pour un public moins averti, le 3ème mandat consiste pour un Président de la République d’effectuer une manœuvre en 4 temps, en vue de conserver le pouvoir pour lui seul et son clan :

Premier temps: Presque en fin de second mandat, donc en principe, non rééligible, il s’agit pour le Président de la République sortant, de déclencher une révision constitutionnelle de manière non consensuelle ;

Deuxième temps : au cours de cette révision constitutionnelle, le Président de la République sortant modifiera quelques dispositions constitutionnelles ;

Troisième temps : une fois la nouvelle Constitution adoptée, sur fond de crise politique naturellement, le Président sortant devient candidat, en violation de la limitation du nombre de mandat à deux. Sa candidature est alors justifiée par l’adoption de la nouvelle constitution et le prétexte est tout trouvé : la limitation du nombre de mandat à deux concernait l’ancienne constitution. Par conséquent, il est candidat au regard de la nouvelle Constitution adoptée.

Quatrième temps : une farce électorale est organisée. Forcément, il remporte les élections et s’en suit une chasse impitoyable aux opposants politiques, dont certains sont arrêtés, d’autres s’exilent, et d’autres assassinés. Les allégeances sont obtenues grâce au pouvoir de l’argent, le clientélisme et les intimidations.

Dans un langage plus simplifié et en référence à une métaphore footballistique, le 3ème mandat est une magie, c’est l’art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon.

Excellence M. le Président Ouattara, vos conseils nous rappellent la triste histoire du chameau qui se moque de la bosse du dromadaire.''

Content created and supplied by: ArmandoLeGrand (via Opera News )

Alassane Ouattara

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