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Massacre de Solhan (Burkina): Un message aux africains qui exigent le départ de l’armée Française

Au moins 160 morts et de nombreux blessés. La descente meurtrière des djihadistes sur Solhan, dans la province du Yagha, au Nord du Burkina Faso dans la nuit du 04 au 05 Juin, est assez typique de la situation sécuritaire précaire qui prévaut dans la zone Sahélienne.

Les mouvements djihadistes prolifèrent dans la région et se font plus agressifs. En dépit des initiatives conjointes déployées par les armées de la région pour contrer l’avancée des mouvements armés, notamment dans le cadre du G5 Sahel, les résultats restent très précaires sur le terrain.

Les exactions sur les populations civiles se multiplient dans tous les pays où s’étend le théâtre des opérations, Mali, Burkina, Niger et Nigéria, sous les regards impuissants des armées des différents états qui semblent se limiter à parer au plus urgent qui est d’empêcher la descente de ces groupes djihadistes vers les capitales. Encore que n’eût été l'intervention des soldats Français de l’opération Barkhane, la déroute aurait pu être systématique.

Alors que la France pourtant stigmatisée par les opinions publiques Africaines, a décidé de la suspension de ses opérations conjointes avec l’armée Malienne, il est à craindre un refroidissement de l’engagement militaire Français dans la sous-région qui aurait des conséquences irrémédiables sur la stabilité des états en proie à l'ogre djihadiste.

Solhan est certainement cet avertissement pour rappeler aux pourfendeurs de la présence militaire Française que le danger subsiste et que les armées Africaines ne semblent pas encore prêtes pour relever le défi sécuritaire. 

Raoul Mobio 

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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