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Lutte entre la France et la Russie au Mali/Houphouët prévenait :"Qui aura l’Afrique, dominera le monde"

Depuis quelques années, notamment avec le retrait des troupes Françaises de l’opération Sangaris de Centrafrique en 2016, l’on assiste à une guerre larvée de positionnement entre la France et la Russie, qui tente tant bien que mal de prendre son ancrage dans le précarré Français en Afrique, par l’occupation des espaces politiques, diplomatiques et militaires laissés vides par Paris.

 

Dernière illustration de ce bras de fer qui confronte de plus en plus ouvertement les deux puissances, l’intervention systématique de la France pour empêcher la signature d’un accord de coopération militaire entre le Mali et la société Russe de mercenariat, Wagner, jugée proche du Kremlin. Coup sur coup depuis l’éclatement de l’affaire en fin de semaine dernière, la France a d’abord réagi en urgence en dépêchant sur place à Bamako, Christophe Bigot, ‘’le Monsieur Afrique du Quai d’Orsay’’, selon une description de la rédaction en ligne de Tv5 monde.

 

Puis, c’est le chef de l’état Français en personne, Emmanuel Macron qui a serré les poings en abordant directement ‘’la question avec son homologue Russe, Vladimir Poutine’’, selon Reuters. A cela, il faut ajouter les réactions vigoureuses des ministres Français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et de sa collègue des armées, Florence Parly, qui ont promptement joint leurs voix à celles du patron de l’Elysée pour protester contre l’éventualité de cet accord, allant même jusqu’à brandir la menace d’un retrait total des forces Françaises du théâtre d’opération au Mali.

 

Cela paraît évident. Paris refuse de céder une portion de terrain supplémentaire à son rival Russe, un peu trop gourmand dans ses visées dans son précarré. Pour rappel, outre la Centrafrique, Moscou a signé en 2019 des accords de coopération avec le Congo-Brazzaville, dans le cadre de la livraison d’armes et du nucléaire civil.

 

Visiblement, dans l’entendement de la France, les visées militaires d’intérêts Russes dans le conflit au Mali constitue la ligne rouge à ne pas franchir. Paris n’est certainement pas prête à lever le pied sur une région aussi riche en ressources énergétiques comme le révélait l’ancien président Ivoirien, Félix Houphouët-Boigny, entre 1956 et 1957 alors qu’il occupait la fonction de ministre délégué à la présidence du conseil dans le gouvernement de Guy Mollet.

 

Mieux, le père de l’indépendance Ivoirienne, dans un autre extrait vidéo diffusée dans la compilation dans laquelle l’on retrouve ses révélations sur le potentiel énergétique du Sahara, indiquait : ‘’ Qui aura l’Afrique, dominera le monde. C’est une vérité. Parce que qui aura l’Afrique sera maître des matières premières dans le monde. Soit qu’il développe ses matières premières pour son économie ou soit qu’il empêche que ses matières premières parviennent au camp adverse’’.

 

Et c’est précisément ce qui semble se dérouler au Mali actuellement, un pays aride faisant partie du grand ensemble Saharien à propos duquel Houphouët déclarait : ‘’nous sommes en droit de dire que le Sahara rationnellement exploité, peut constituer des sources immenses de richesses, non seulement pour les habitants du Sahara, pour les populations riveraines, mais également pour l’ensemble de l’Union Française’’.

Raoul Mobio

 

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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