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Affaire prisonniers militaires/ Johnny Patcheco au pouvoir: "Que fait Mangou en Allemagne?"

En officialisant ce Mercredi 1er Décembre, le refus du gouvernement d'accéder à la requête de l'ex chef d’état, Laurent Gbagbo, de voir les prisonniers militaires être remis en liberté, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ouvrait ainsi une brèche à des désaveux contre le pouvoir Ouattara.

L'une des répliques les plus cinglantes, est venue ce Jeudi 02 Décembre de la part de Koukougnon Chris Yvon, alias Johnny Patcheco, président du Mouvement Progressiste Africain (MPA) considéré jusqu'au 30 Novembre dernier comme un allié du Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) au pouvoir.

Dans un direct sur sa page Facebook, ce cyberactiviste parmi les plus remuants de la toile Ivoirienne, s'est montré sans état d'âme dans sa réplique au gouvernement Ivoirien.

Aux propos du ministre de la communication, selon lesquelles si l'ex chef d’état, Laurent Gbagbo "sent qu'il a une quelconque responsabilité (Ndlr: dans les crimes reprochés aux militaires détenus), qu'il facilite le travail de la justice en allant se rendre", Johnny Patcheco rétorque : "On a pris Gbagbo Laurent et on l'a transféré manu militari à la Cour Pénale Internationale (CPI). Mais, à la CPI, qu'est-ce qu'on lui reprochait ? On lui reprochait justement ce que vous êtes en train de dire ici. Les crimes de sang, les crimes contre l'humanité. Et la CPI l'a disculpé...".

"Que cherchent ces militaires en prison ?", s'insurge le président du MPA, qui ressort des vérités crues au régime Ouattara.

"Si la responsabilité pénale de chaque militaire est engagé, que cherche Philippe Mangou en Allemagne ? Parce que Philippe Mangou a été promu ambassadeur de Côte d'Ivoire au Gabon et après le Gabon, il a été affecté en Allemagne. Pourtant, il était le chef d’état-major. Tous les militaires étaient sous sa coupole. C'est lui qui donnait des ordres", rappelle-t-il, lui-même ayant fait partie de ces gendarmes qui ont combattu en faveur de l'ancien président Ivoirien durant ce conflit armé.

Cette sortie, précisait-t-il d'entrée de jeu, n'est motivé par la défense d'aucun intérêt politique, car indiquait Johnny Patcheco, "J'ai décidé d'être un électron neutre. Je ne suis mandaté par personne".

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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