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Plus de 3 semaines après son retour, pourquoi Gbagbo n'est toujours pas allé voir Ouattara?

Le débat agite la sphère politique Ivoirienne depuis le retour à Abidjan de l'ex président, Laurent Gbagbo. Rentré d'exil le 17 Juin dernier, l'ancien chef d'état était du 10 au 11 Juillet à Daoukro, où l'attendait son nouvel allié du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié.

Ce geste du président déchu de la crise postélectorale de 2010-2011, des anciens cadres du FPI pro-Affi, dont Alfred Guemene, qui dénonçait en début de semaine sur sa page Facebook, la rencontre entre ces deux dirigeants, et Jean Bonin, ex porte-parole de Pascal Affi Nguessan, continuent de le critiquer.

Dans un post relayé ce Jeudi 15 Juillet par plusieurs organes de presse et sur les réseaux sociaux, l'ex chargé de communication de Pascal Affi Nguessan a dit regretter que "le président Gbagbo, une fois sur le territoire Ivoirien, ne soit pas allé saluer le chef de l’état...", l'invitant par la même occasion à imiter l'ancien président Sud-africain, Nelson Mandela, qui selon lui, "après 27 ans de prison", "s'est rendu à la présidence de la République Sud-africaine où il a pris le thé avec le couple présidentiel, Piether Bota".

Sur l'attitude que l'ex président devrait adopter vis-à-vis de son successeur, les divergences de vues sont profondes.

Cependant, la posture de l'ex chef d’état pourrait être interprétée comme celle de la victime qui attend le repentir de son bourreau.

Contraint à un exil politico-judiciaire pendant 10 années, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo a, au bout de ce long épisode politico-judiciaire aux multiples rebondissements, été acquitté pour insuffisance de preuves. La logique du rival d'Alassane Ouattara au second tour de la présidentielle de 2010 est suffisamment claire.

Il appartient au régime Ivoirien de faire acte de pénitence à son égard, lui qui en plus d'avoir été blanchi des accusations de crimes de sang qui pesaient sur lui, aura perdu 10 longues années de sa vie et de sa carrière politique, loin de son pays, incapable, faut-t-il le souligner de faire enterrer plusieurs de ses proches dont sa propre mère, décédée le .... Il l'a d'ailleurs ouvertement exprimé dès son retour en appelant la justice internationale à enquêter dans le camp de son adversaire pour rechercher les coupables des victimes de la crise postélectorale de 2010-2011, puisque lui, a été innocenté.

D'entre Alassane Ouattara et son cadet, lequel se décidera à franchir le pas pour faire avancer le processus de réconciliation nationale, déjà gravement menacé par le refus du RHDP au pouvoir de suivre le tandem Bédié-Gbagbo, dans sa volonté d'aller à un dialogue national inclusif. Laurent Gbagbo semble avoir ses raisons.


Le dépassement devrait venir de part et d'autre, peut-être plus des tenants du pouvoir, qui détiennent à n'en point douter les clefs de la réconciliation. 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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