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Le régime Ouattara dans le viseur de Washington? Le spectre du 3ème mandat continue de hanter Abidjan

Les nouvelles ne semblent pas bonnes pour le régime en place à Abidjan. Notamment celles en provenace des USA.

Relevant un rapport du département d'état Américain publié à la fin Mars sur la situation générale en Côte d'Ivoire pour l'année 2020, le site Afriksoir.net, retenait dans une de ses publications de ce Jeudi 22 Avril, de graves dénonciations de Washington, sur la situation des libertés démocratiques, et les conditions dans lesquelles s'est déroulé le scrutin présidentiel controversé d'Octobre 2020. Selon le confrère, Washington prend le contrepied de la version officielle des autorités Ivoiriennes sur les violences qui ont émaillées la crise électorale du 3ème mandat, d'Août à Novembre 2020. 

''Le pays a tenu une élection présidentielle le 31 Octobre. La période qui a précédée les élections a été marquée par d'intenses manoeuvres du régime et de l'opposition, une rhétorique acrimonieuse et conflictuelle, des manidestations et une violence largement civile contre civile'', indiquent les observateurs Américains, contrairement aux agressions de forces de sécurité Ivoiriennes par des manifestants, qu'ont toujours tentées de brandir les autorités gouvernementales. Sur la réélection d'Alassane Ouattara à un 3ème mandat, le département d'état Américain constate que ''Bien que l'opposition ait fait valoir que le président Ouattara n'avait pas été autorisé à se présenter en raison d'une limite de mandats, le conseil constitutionnel, que la constitution Ivoirienne habilite à valider les candidatures à la présidentielle, a validé la candidature de Ouattara, le 14 Septembre au motif qu'il s'agirait de son premier mandat sous la constitution''. 

Par ailleurs, le rapport établi par Washington note une réélection du dirigeant Ivoirien dans un climat qui n'était pas favorable ''à une élection véritablement compétitive''. Cette lecture de la situation par Washington confirme la gêne que semblent développer les pays Occidentaux vis-à-vis du régime Ivoirien, maintes fois épinglé par des ONGs de défense des droits de l'homme, telles qu'Amnesty International ou Human Rights Watch, qui ont plusieurs fois dénoncés les violations répétées des libertés démocratiques durant la crise électorale du 3ème mandat. Visiblement, la nouvelle administration Américaine dirigée par Joe Biden, garde une image peu reluisante du pouvoir en place à Abidjan. 

Si à l'instar du reste de la communauté internationale, Washington, après moult hésitations, a fini par emboîter le pas à Paris, en adoubant le 3ème mandat du dirigeant Ivoirien, la suite devrait être bien plus compliqué à gérer en cas de dégradation de la situation sociopolitique en Côte d'Ivoire. Seul, un ancrage de la réconciliation nationale réclamée par la communauté internationale depuis l'éclatement de la crise du 3ème mandat, pourrait éviter au pouvoir en place à Abidjan, d'être ciblé par les puissances internationales. 

Contrairement à l'euphorie suscitée par son accession au pouvoir en 2011, Alassane Ouattara aborde ce 3ème quinquennat avec une image fortement détériorée à l'extérieur par les violences qui ont précédées sa réélection.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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