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Retour des vieux démons : Le mouvement LDCI met en garde la classe politique

Dans une déclaration rendue publique, ce jeudi 15 juillet, le président du mouvement Les démocrates de Côte d’Ivoire (LDCI), Séraphin Prao lance un appel à la classe politique.

 

Le président du mouvement Les démocrates de Côte d’Ivoire (LDCI) n’est pas du tout content. Face à l’actualité  politique de cette semaine, Séraphin Prao est monté au créneau pour dire ses vérités à la classe politique. Selon lui, il ne faut rester muet devant de tels faits. «Se taire devant ces dérives serait un acte de lâcheté parce que, quand le bateau sombre, tout le monde coule. Et, la première victime, c’est le peuple. Il ne faut pas attendre que le bateau soit ivre avant d’agir. Aussi le mouvement, Les Démocrates de Côte d’Ivoire, a-t-il décidé d’en appeler au sens de la responsabilité de la classe politique et de lancer un appel aux ivoiriens », dit-il.

 A en croire le Professeur agrégé d’Economie des Universités, le péril qui guette notre nation est grand. « LDCI appelle instamment les partis politiques de la Côte d’Ivoire à créer les conditions de cette concorde et de cet environnement socio-politique apaisé. La responsabilité première incombe au Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) au pouvoir. La responsabilité incombe aussi à l’opposition. Tous deux doivent créer les conditions de l’apaisement social. Il est impérieux d’amenuiser les frontières des fractures sociales et politiques pour ne pas que les djihadistes, toujours à l’affût et qui essaient de prendre pieds dans le nord du pays, en profitent pour essaimer parmi nous », lance-t-il à l’endroit de la classe politique. Puis d’ajouter : « l’intérêt de la Côte d’Ivoire est plus important que les intérêts particuliers et les idéologies politiques. Et, il n’y a pas d’alliance contre-nature quand il faut sauver la Côte d’Ivoire des démons de la division, du sectarisme et devant les urgences sociales à résoudre pour garantir un meilleur avenir pour les ivoiriens ».

Séraphin Prao rappelle que le chantier de la réconciliation nationale est resté entier depuis 2011 et attend des initiatives plus que symboliques. « La problématique de la réconciliation aurait pu être évacuée si les résolutions du Cadre Permanent de Dialogue en 2012 avaient été abordées avec honnêteté par les gouvernements successifs qui ont plutôt opté pour le cosmétique et les effets d’annonce et si les recommandations de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) n’avaient pas été froissées et jetées. A la vérité, il manque la volonté politique pour sortir la Côte d’Ivoire de la zone de turbulences sans fin qu’elle traverse depuis 1993. Les scènes inhumaines vécues en octobre 2020 montrent que les rancœurs restent intactes et, il suffit que le climat politique se crispe pour les raviver. L’absence de conflit n’est pas synonyme de paix ; loin de là », interpelle-t-il avec véhémence.

Pour le Prof d’Economie et analyste politique, il faut crever l’abcès. « Il faut, pour une fois, en Côte d’Ivoire, avoir le courage de crever l’abcès et sortir des demi-vérités et autres langues de bois pour une réconciliation vraie. S’entêter dans des demi-vérités et des silences complices est le meilleur moyen de ne pas sortir le pays des crises sans fin. Les demi-vérités et les stratégies d’accaparement du pouvoir ont produit 1995, 1999, 2002, 2010, 2011 et 2020. Jusque-là, aucune leçon n’a été tirée ; les uns devenant pires que leurs prédécesseurs. Les ivoiriens ont besoin de vérité. Les ivoiriens ont besoin de savoir qui a fait quoi et pourquoi afin qu’ils ne vivent plus les boycotts actifs, les coups d’Etat ou tentatives de coup d’Etat, les oppositions armées animatrices de rébellion ainsi que les emprisonnements pour mettre une muselière aux empêcheurs de manger et de gouverner tranquillement, tous aux conséquences inqualifiables pour la construction d’une nation viable », fait-il savoir.

Rappelons que lors de la visite de Laurent Gbagbo à Henri Konan Bédié, les 10 et 11 juillet, les deux anciens chefs d’Etat ont appelé à la réconciliation. Des propos qui n’ont pas plus au RHDP. Son directeur exécutif, Adama Bictogo a réagi vigoureusement, au cours d’une conférence de presse. Depuis, le pouvoir et l’opposition se regardent en chiens de faïence.

AKE  

 

 

 

 

 

 


 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Content created and supplied by: Eddy3 (via Opera News )

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