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Dah Dihignité Sansan présente les actions de Mission des Consciences Citoyennes (Interview)

Interview exclusive avec le Président National du mouvement Mission des Consciences Citoyennes (MICOCI ) à son domicile à Cocody Angré le Vendredi 24 Juin 2022



Nous avons eu l'occasion d'echanger avec le président de l'une des organisations de la société civile ivoirienne le plus active ces deux dernières années

Pourquoi la création de la MICOCI ?

La jeunesse ivoirienne de façon spécifique et celle de la sous région de façon générale est restée pendant longtemps passive. Cette passivité, nous n’allons pas l’accepter.Quand elle n'est pas passive, elle s’exprime dans la plupart des cas dans la mauvaise voie. Pourtant, l’histoire récente de notre pays nous a suffisamment enseigné. Pour cela nous n’allons pas continuer à nous illustrer dans la passivité ou la médiocrité. Notre société est malade, alors nous n’allons pas rester sans réaction. C'est pourquoi nous avons mis en place la MICOCI pour permettre à la jeunesse ivoirienne et celle de la sous-région de réfléchir aux problèmes de la jeunesse afin de proposer des solutions et de nous mettre à la patte, conscients qu'aujourd’hui et demain c’est nous la jeunesse.


 Pourquoi avez vous choisi la dénomination Mission et non Association ?


C’est un choix, et nous l’assumons, car nous avons estimé qu’il faut un travail de fond pour répondre à la question de la jeunesse. Ainsi nous sommes mandatés par la constitution ivoirienne, celle qui veut que nous prenions notre place dans le vivre ensemble, dans les questions de la république qui engagent la vie de l’Etat. C’est pourquoi nous n’avons pas voulu nous faire appeler association des consciences mais Mission, pour dire que nous sommes engagés, nous sommes engagé dans la république et de façon républicaine, pour répondre à nos difficultés, pour répondre aux besoins de notre jeune république pour que la question centrale, les questions d’immigration clandestine, l'orpaillage clandestin, l’incivisme, l'emploi, nous puissions les aborder de manière saine et adéquate.


La MICOCI est constituée de quelle classe de personnes ? uniquement des élèves et étudiants? de fonctionnaires, personnel politique ? 


La micoci est une organisation de jeunesse, mais comme nous ne definissons pas la jeunesse par rapport à l’age mais par apport à la valeur, nous estimons que c’est cette jeunesse de valeur qui peut apporter un plus à la société de cote d’ivoire, conscient qu’il faut faire quelque chose dans la sous region, pour que nos descendances puissent assumer ce passé que nous aurons constitué aujpurd’hui, et que plus rien ne se passe en cote d’ivoire ou ailleurs qui concerne la jeunesse sans que cette jeunesse ne puisse vibrer positivement par sa résignation.Cest pourquoi, à la micoci il y a tout le monde,les personnes âgées, les conseillers, les fonctionnaires,les chômeurs et surtout la jeunesse, substantielle ou non. Donc y a ni d’age ni de classe sociale pour integrer à notre organisation. 

 Contrairement à certaines organisations de société civile, votre mission semble plus attachée à la question politique qu'aux questions sociales, pourquoi ?


La jeunesse Ivoirienne est rudement éprouvée par la problématique sociale que constitue l'emploi.Il en est de même pour l'immigration clandestine,la question des ''Microbes'' et l'orpaillage clandestin. Nous ne sommes certes pas politique ,mais nous savons aussi que c'est le politique qui gère les questions sociales.

 Tout dernièrement vous étiez au Nord-Est du pays dans le BOUNKANI à TEHINI, quelle leçon vous avez tiré de votre mission sur cette zone frontalière de BURKINA où les djihadistes y règnent ?

Plus de 600.000 personnes, majoritairement jeunes ont trouvé refuge dans le département de Tehini à la frontière. C'est un problème urgent qu'il faut poser et résoudre. L'orpaillage clandestin est devenu l'activité principale de la jeunesse locale. L'insécurité y est grandissante. Il faut prendre des mesures fortes pour sauver notre jeunesse . Mieux il faut nous associer ces mesures pour qu'elles soient efficaces.

Lors de votre dernière Assemblée Générale, devant l’assemblée et les journalistes, vous demandez avec fermeté la dissolution de la CNJCI (conseil national de jeunesse de côte d’ivoire) pourquoi cette sortie ?

Oui nous demandons sa dissolution pour une seule raison : son silence vis à vis des questions de la jeunesse. Le CNJCI est démissionnaire sur le territoire national notamment lorsqu'il s'agit des souffrances de la jeunesse. En outre nous avons demandé l'organisation urgente des états généraux de la jeunesse pour penser et panser nos problèmes afin de les inscrire dans la marche de la République.


C'est sur ces mots que nous avons terminé notre entretien avec Monsieur Dah Dihignité Sansan ,Président de MICOCI.

Content created and supplied by: Talal2020 (via Opera News )

(interview) citoyennes consciences dihignité

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