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Said Penda : « en Côte d'Ivoire, les opposants rêvent d'un printemps arabe »


''En Côte d'Ivoire, les opposants rêvent d'un printemps arabe'', estime le journaliste d'investigation camerounais Said Penda à la lecture du jeu politique ivoirien au lendemain de l'adresse à la nation du chef de l'État et de la volonté de ce dernier de postuler une troisième fois à la magistrature suprême.


Des figures de l'opposition, à travers des vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, tendent en effet à alimenter la psychose au sein de la population de sorte à faire croire que la Côte d'Ivoire s'achemine vers le gouffre. Said Penda, en visite à Abidjan, a affirmé sur sa page Facebook qu'une image d'une Côte d'Ivoire insurrectionnelle est propagée à l'extérieur et que pourtant ''la situation est calme et que Abidjan est doux.''

Le journaliste affirme que sa messagerie est inondée de messages d’amis et de proches, depuis l’étranger s’inquiétant de tout ce qu’ils apprennent, exclusivement sur les réseaux sociaux tendant à faire croire que la Côte d’Ivoire est en ébullition. Il les a rassurés, en leur disant que ce qu'ils entendent n'est que le produit des manufactures d’intox de manipulateurs.


Aux esprits mesquins qui rêvent de révolte de la rue comparativement au printemps arabe, Said Penda leur suggère de ne pas rêver parce que les contextes étant différents.


Il s'explique en disant ceci :


« En Égypte, en Tunisie, comme en Libye, il s’agissait de vieux dictateurs, qui gouvernaient d’une main de fer depuis plusieurs décennies; la quasi-totalité des opposants étaient en prison, la liberté d’expression confisquée. Hosni Moubarak était en effet au pouvoir depuis 30 ans, Ben Ali (22 ans de règne) et Khadafi s’était imposé aux Libyens pendant 42 ans.

Les opposants Ivoiriens et Maliens citent souvent aussi le cas du Burkina qu’ils souhaiteraient reproduire chez eux. Sauf que là-aussi, ils font une lecture erronée du contexte qui a conduit au renversement de Compaoré. En effet, au Faso, il s’agissait d’une démocratie de façade, un peu à la Paul Biya.


A l’analyse, sauf à être de mauvaise foi, en Côte d’Ivoire comme au Mali, la démocratie fonctionne normalement et il n’y a aucun système de confiscation des libertés qui amènerait le peuple à sentir la nécessité de revendiquer fermement, voir violemment, des droits dont il en serait spolié. »


Pour Said Penda, la Côte d'Ivoire est un pays purement démocratique ayant la liberté d'expression comme credo et dont l'horizon ne saurait être compromis. En séjour à Abidjan, il sourit à la ville en disant que Babi est doux.


LCB

Content created and supplied by: LouisCésarBANCE (via Opera News )

Côte d'Ivoire Said Penda

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