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Grogne contre Roch Kaboré : "Nous n’avons aucun agenda politique caché", jure Marcel Tankoano

Des organisations de la société civile sont descendues dans les rues du Burkina Faso le mardi 16 novembre 2021. Des marches organisées pour protester contre l’insécurité se sont muées en manifestations de colère contre le président. Selon Marcel Tankoano, président du directoire du "Mouvement populaire sauvons le Burkina Faso", ils n’ont aucun agenda politique caché.

Les organisations de la société civile organisatrices des manifestations ont dénoncé l’abandon d’une partie des populations sous le diktat des groupes armés terroristes. Selon les responsables de ce mouvement, le pays s’effondre sous le diktat des groupes armés terroristes. Des écoles fermées, plus d’un million et demie de personnes déplacées, les forces de défense et de sécurité débordées par la situation, le Burkina Faso vit une sombre partie de son histoire.

A en croire Jeune Afrique, Marcel Tankoano, membre du directoire national du Mouvement populaire « Sauvons le Burkina Faso » a souligné que ce mouvement dit agréger environ 200 organisations de la société civile explique avoir été débordé par l’ampleur de la mobilisation. Aussi, a-t-il clarifié le sens de sa lutte". "Nous n’avons aucun agenda politique caché. L’urgence est de sauver le Faso. Nous n’avons pas chassé Blaise Compaoré en 2014 pour laisser ce pays s’effondrer aujourd’hui", a fait savoir Tankoano, qui n’exclut d’autres actions. 

"En six ans, les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2 000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leurs foyers, principalement dans le nord du Burkina Faso. Dimanche 14 novembre, l’armée avait annoncé la mort de 20 soldats du détachement d’Inata, dans le Soum", a-t-il laissé entendre. 

Puis a martelé : "Nous ne pouvons pas continuer dans cette gouvernance, ce n’est pas possible. Au moment où on chassait Blaise Compaoré, on avait espoir que les choses allaient changer. Je n’étais pas sorti pour faire partir Blaise Compaoré et venir vivre comme ça. Nous ne pouvons pas continuer à attendre. Nous sommes prêts à tout pour sauver les Burkinabè."

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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