Sign in
Download Opera News App

 

 

Yamoussoukro : par manque d'eaux potables, des villages se tournent vers les marigots

Proches du grand barrage hydroélectrique de Kossou, les villages de Gbelissou, Tenikro et Djamalabo manquent énormément d'eaux potables. Ce, depuis des mois. Alors, femmes et enfants se tournent vers les marigots, parfois aux eaux impropres, pour leur survie. 

L’eau est indispensable pour la vie de tous les êtres humains. Mais depuis plus de 6 mois, les trois localités en général et en particulier Gbelissou, situé à quelques pas de l'aéroport de Yamoussoukro connaît un sérieux problème d’eau. « On dit souvent que l’organisme humain a besoin de 1,5 litre d’eau par jour. Mais pour nous les habitants de Gbelissou et Tenikro, ce n’est pas possible. Toutefois, nous restons convaincu que le slogan '' l'eau, c'est la vie '' se concrétisera un jour à Gbelissou, car nous tenons à notre vie », a indiqué monsieur A. koffi, joint par notre source dans la capitale politique.

Dans ses trois villages dont Djamalabo, situé à un kilomètre de l'aéroport de Yamoussoukro, le manque d'eau potable est sans conséquences. En effet, le manque d’eau potable est à la source de nombreux problèmes de santé pour les enfants. Des femmes sont obligées de cuisiner avec de l'eau impropre pendant que les enfants et autres personnes en boivent à longueur de journée. Alors ils pourraient être exposés aux maladies hydriques comme la fièvre typhoïde qui serait l’une des causes principales de la mortalité infantile surtout que les centres de santé sont à 15 kilomètres des villages. Comme l’eau coule difficilement des tuyaux, les habitants sont parfois obligés d’aller puiser de l’eau dans des sources éloignées. Récemment des jeunes filles de la localité de Gbelissou se sont fait mordre par des serpents venimeux en allant puiser de l’eau au marigot. Une situation déplorée par des femmes de ce village : « Ici, nous souffrons pour avoir de l’eau potable. Nous nous procurons l’eau impropre des marigots pour tous les besoins ménagers notamment, la cuisine, la vaisselle et la lessive », a expliqué E. habitante de Tenikro, village situé à quelques kilomètres du barrage hydroélectrique de Kossou.

Pour éviter toutes maladies, certaines personnes du village se rendent à Yamoussoukro afin d'y trouver un peu d'eaux potables. Mais il leur faut parcourir plus de dix kilomètres.  

Face à cette situation, plusieurs foyers de ces localités sont dans la joie à chaque fois que la pluie arrive. Car, beaucoup se servent de cette eau pour étancher leur soif. « L’eau de pluie nous parait plus bonne que celle de source par rapport en son goût et sa qualité », a expliqué J. K, fonctionnaire.

Devant ce triste tableau, l'association des jeunes de Gbelissou sollicite une intervention du Gouvernement pour la mise en place d'une politique qui favorise l’accès à l’eau potable pour tous. 

Source : F. Fokus, Yamoussoukro

En Dieu il faut croire

Paul Konan

Content created and supplied by: Paulyfamienkoffi (via Opera News )

gbelissou kossou yamoussoukro

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires