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Opinion/ Côte d'Ivoire, un pays pauvre, mais que d'institutions moins utiles !

Classé au rang des pays pauvres très endettés, la Côte d'Ivoire dispose pourtant d'un nombre assez impressionnant de ministres et d'institutions dans son fonctionnement ces dernières années.

En dehors de connaître des effectifs d'équipe gouvernementale pléthorique, le pouvoir en place a procédé à la création de nombreuses institutions dont l'impact sur la vie des populations, en terme d'amélioration de conditions de vie, laissent bon nombre de personnes sur leur faim. Prenant en exemple la Vice-Présidence, elle est devenue quasiment '' inutile '' avec le temps. Elle est restée tout ce temps dans l'ombre et a fini par être l'ombre d'elle-même. Outre la Vice-Présidence, l'on se demande ce à quoi sert réellement le Sénat dans la construction de cette Côte d'Ivoire qui se veut émergente ? Quels sont les défis réels relevés par ces 99 sénateurs depuis la création de cette institution ? Le budget alloué à cet autre appareil de l'Etat ne pouvait-il pas être affecté au district de Yamoussoukro qui peine à répondre aux besoins des populations dudit district ?

Aussi, l'on aurait souhaité que le pouvoir fisse économie de la création de ministère comme celui de la bonne gouvernance, vu qu'il existe déjà une autorité qui est déjà en charge de cette question de bonne gouvernance.

Récemment, à l'issue d'un conseil des ministres, il a été annoncé la création de 12 districts qui, bien évidemment vont constituer d'autres postes budgétaires, sachant déjà l'existence de conseils régionaux, des préfets de région et autres collectivités territoriales qui, pour la plupart sont alimentés par les refcaisses de l'Etat: n'y-a-t-il pas trop d'institutions pour le statut de pauvre très endetté qu'a la Côte d'Ivoire ? N'allons-nous pas être confronté à des conflits de compétences avec ce nombre pléthorique de structures devant opérer dans un même espace géographique ?

Par ailleurs, vu la procédure de création des 12 districts, il y a matière à réflexion : considérant l'envergure géographique de ces futures entités étatiques, considérant la masse populaire à administrer, pourquoi n'avoir pas associél le parlement ou les populations afin de débattre de l'opportunité de la création desdits districts, donnant ainsi plus de place à la démocratie ? Avec le poids de la dette actuelle de la Côte d'Ivoire, le financement de ces districts est aussi une source d'interrogation. Allons-nous vers la disparition des conseils régionaux avec l'instauration des districts ?


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

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