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33 ex-militaires arrêtés puis relâchés après avoir manifesté pour réclamer 4 ans de pension

© Photo DR, Gnatoa Eudes Bertin (en orange)


Quelques 1048 soldats de l’armée ivoirienne (armée de l'air, de terre, marine nationale, comter-terre, contingent 2001 1A et 2A) admis à faire valoir leurs droits à la retraite anticipée à la faveur de la Loi de Programmation Militaire votée le 4 janvier 2016, réclament depuis quatre ans, leurs pensions de retraite. Pour prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de la situation délétère qu’ils vivent après 15 ans de services loyaux rendus à la Nation, plusieurs conférences de presse ont été tenues. Des rencontres avec les autorités compétentes, les doléances n'ont donné aucun résultat concret. 

En dépit de cette situation confuse et inacceptable, ces soldats ont décidé de crier leur ras-le-bol devant l'agence de la caisse générale de retraite des agents de l'État, sis dans la commune de Cocody Angré, ce mardi 7 septembre 2021. Leur manifestation a été réprimée et une trentaine d'entre eux ont été mis aux arrêts par des éléments de la police et de la gendarmerie avant d'être relâchés. 

Selon M Gnatoa Eudes Bertin, maître manouvrier à la marine nationale, également président du collectif des départs volontaires, que nous avions rencontré dans les encablures de la caserne d'Agban et qui faisait partie des arrêtés, 24 d'entre eux ont été envoyés à la caserne d'Agban et 9 autres ont été envoyés à la préfecture de police d'Abidjan pour audition. Après négociations avec le général Apalo, ce dernier leur aurait demandé de patienter afin que leur problème puisse trouver solution. 

© Photo DR

« Nous avions un problème de pension que nous avions exposé à nos autorités. Qu'est-ce qu'elles ont fait, elles ont fait sortir un arrêté ministériel qui abrogeait le décret présidentiel selon lequel nous avions droit à une pension. Nous sommes 1048 ex-militaires et avons pris la retraite par anticipation. Nous avions plus de 15 ans dans l'armée. Le décret N° 2012 - 365 du 18 avril 2012 stipule en son article 2 qu'il faut avoir 15 ans de services dans l'armée pour bénéficier d'une pension. On va à la retraite, au lieu de nous donner la pension, ils ont altéré la nature de notre prestation. Le ministre Hamed Bakayoko, a fait sortir un arrêté en 2017. Arrêté dans lequel la date de rédaction de l'arrêté n'a pas été mentionnée et qui prétend que notre contingent serait incorporée dans l'armée le 6 janvier 2007 alors que ce jour est samedi. Je rappelle que nous sommes rentrés dans l'armée le 6 janvier 2003. Nous étions à la CGRAE l'année passée, aucun résultat. Nous avons écrit au CNDH, au COSIM, nous avions été reçu par le cardinal Kutwa à la cathédrale Saint-Paul. Aussi nous avions été reçus par le responsable de l'Union européenne. Nous avions rencontrés le général Apalo le 2 décembre 2020. Il a dit qu'il allait nous rappeler. Jusqu'à ce jour, aucun résultat. Nos enfants doivent retourner à l'école », a-t-il expliqué.

Et de poursuivre : « C'est pourquoi nous avions décidé de manifester à la CGRAE de Cocody. Au moment où on venait la gendarmerie et la police avaient déjà quadrillé les lieux. Après plusieurs négociations infructueuses, nous avions été gazés. 24 d'entre nouus y compris moi, avions été conduits à la caserne d'Agban et 9 autres, à la préfecture de police. Nous avions été auditionnés par le colonel Koné Sounan ici à Agban. Après le général Apalo a appelé par téléphone et nous a fait savoir qu'il a pris en compte nos doléances. Il nous a aussi dit qu'il en a parlé au général Doumbia et qu'il nous reviendrait. Donc nous allions attendre », a-t-il ajouté. 


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

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