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Rejet de la grâce présidentielle d'ADO à Gbagbo : Alfred Guéméné réagit à la décision du PPA-CI

"Dans le souci de renforcer la cohésion sociale", indiquait-t-il dans son traditionnel discours de veille d'indépendance du 6 Août 2022, le chef de l’état Ivoirien, Alassane Ouattara, annonçait avoir signé un décret accordant la grâce présidentielle à son prédécesseur, Laurent Gbagbo, condamné à 20 ans de prison pour crimes économiques en 2019.

Une mesure rapidement systématiquement rejetée par le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), créé par l'ex président de la république, selon qui ce geste d'Alassane Ouattara "ne correspond pas aux attentes légitimes de nos compatriotes".

Pour Laurent Gbagbo et ses partisans, la grâce présidentielle accordée par le vainqueur de la crise postélectorale de 2010-2011, n'est rien d'autre qu'un stratagème pour disqualifier Laurent Gbagbo de la course à la présidentielle de 2025. En lieu et place de cette grâce, le PPA-CI exige donc une loi d'amnistie qui effacerait ainsi la condamnation prononcée par la justice Ivoirienne en rétorsion de la réquisition de l'agence Abidjanaise de la BCEAO durant le conflit postélectoral en 2011.

Face à cette nouvelle polémique qui agite le débat politique, l'Union Pour la République (UPR), à travers son président, Alfred Guéméné, a tenu à réagir. Pour ce mouvement qui se veut avant-gardiste dans la défense des valeurs républicaines, ce refus du PPA-CI "est un fâcheux grain de sable dans la dynamique de réconciliation nationale".


À l'UPR, on préfère rester optimiste : "le président de la république s'est opportunément acquitté d'un devoir régalien qui relève de sa compétence constitutionnelle.

Et nous pensons que, pour rester dans l'élan de la décrispation sociale, le président Ouattara devrait bientôt mettre sur orbite le parlement, où son parti est majoritaire, pour la prise d'une loi d'amnistie.


Qui devrait permettre au président Gbagbo de recouvrer la plénitude de ses droits civils et politiques. De sorte que l'analyse quelque peu hâtive ayant justifié la décision du PPA-CI de rejeter la grâce présidentielle accordée par le chef de l'État au leader socialiste nous semble d'une impertinence déconcertante".


Ce rejet, enfonce-t-il, "contribue inutilement à la résurgence et à la cristallisation de la situation de crise qui n'a que trop duré, et dont nous pensions apercevoir la fin avec la rencontre historique des <<trois grands>>".


L'UPR, conclut son premier responsable, "la classe politique à prendre la pleine mesure de la souffrance des populations qui ont payé un lourd tribut à la crise post électorale. Et qui ont droit à la cohésion sociale, à la tranquillité et à la paix". 

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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