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Culture de la paix et cohésion sociale : «Femmes et Paix», une initiative citoyenne lancée à Grand-Bassam

Les principales actions annoncées par les promotrices du mouvement citoyen «Femmes et Paix», le mercredi 7 octobre 2020, au Centre de culture Jean-Baptiste Mockey de Grand-Bassam sont : la diffusion d’une capsule de 1 minute sur les réseaux sociaux et les télévisions; l’organisation de la caravane «Road Show de la paix» dans plusieurs villes et communes du pays avec distribution de supports d’information aux populations; le concert des femmes, par les femmes et pour les femmes pour la paix. Cette cérémonie, placée sous la présidence et en présence du maire de la ville historique, Jean-Louis Moulot, sonne comme un appel des femmes aux acteurs politiques à l’apaisement en cette mouvance électorale. A juste titre, il salue cette action pour la promotion de la culture de la paix.

«Femmes et Paix», initiée par la communicante et promotrice de mode, Isabelle Anoh, est une organisation apolitique et bénévole qui œuvre à l'apaisement, sous toutes les coutures,  prioritairement en Côte d’Ivoire, mais aussi à l’échelle planétaire. Elle articule ses actions autour de la culture de non-violence, la sensibilisation et la promotion des idéaux de paix par les femmes au bénéfice de toutes les couches de la population. En somme, Isabelle Anoh et ses amies et «sœurs», dans un climat sociopolitique des plus électriques, entendent donner force de vie à la maxime et à la sagesse suivantes : «Qui veut avoir la paix à la maison fait ce que sa femme veut» ; «Quand une seule maison est pacifique, la paix se répand parmi le peuple».

À bon escient, le président de la cérémonie, Jean-Louis Moulot, s’est réjoui de cette initiative de femmes battantes qui devrait cimenter la cohésion sociale. Tout en les exhortant à amplifier cette dynamique pour une Côte d’Ivoire qui ne saurait altérer son développement en mettant en péril sa stabilité et la paix en cette période électorale. De même que Michel Séka, directeur de la Cohésion au ministère éponyme.

Toutes choses qui ont trouvé écho dans les arguments et les faits historiques qui jalonnent l’histoire de l’humanité, au cours de la conférence, ou plutôt du brainstorming, animée  au cours de cette rencontre inaugurale par  Suzanne Traoré, conseillère technique de Pr. Mariatou Koné, ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté. A l’instar du choix de Grand-Bassam. Etant entendu qu’elle propose une définition ontologique de la notion de paix, en fonction du vécu de chacun(e) : «La paix est un concept qui désigne un état de calme ou de tranquillité, ainsi que l'absence de perturbation, de trouble, de guerre et de conflit», elle ne demeure pas moins l’état de  l’ensemble des rapports entre personnes qui ne sont pas en conflit, donc la concorde. Ou encore, les rapports calmes entre citoyens ; l’absence de troubles, de violences, autrement dit la cohésion sociale. Bien plus, la notion, disons le concept de paix, correspond aussi à un idéal social et politique. Le tout sous le sceau de l’engagement féminin, voire féministe pour la paix, la réconciliation, étant entendu que la femme est le socle de la société. « Symbole de la renaissance et de la survie de la société , elle est la cheville-ouvrière du ciment social. Dixit Mme Traoré. Définissant, au passage, le profil idéal de «Femme de Paix». qui, du reste, apparaît sui generis à la gent féminine.

Au demeurant, il importe de lutter efficacement contre la rumeur. Notamment à l’heure des réseaux sociaux, véritable épicentre de diffusion de messages non vérifiés et invitant, trop souvent, à la haine et à la division.



Pour la conférencière, donc, l’un des enjeux de la paix et la cohésion sociale sera de freiner la diffusion des fake-news. Mais d’être des relais des infos privilégiant l’union et la solidarité. Comme l’ont fait, par le passé, les braves pionnières de Grand-Bassam. Et Mme Traoré, pour conclure, de citer Nelson Mandela : «La tolérance est une vertu qui rend la paix possible». Avec les femmes en première ligne.

C’est aussi, à maints égards, l’avis qu’ont en partage le maire Jean-Louis Moulot et la coordinatrice Isabelle Anoh, corrélativement à l’acte historique des femmes de Grand-Bassam. Morceau choisi du discours de l’initiatrice : « En effet, le choix de Grand Bassam n’est pas fortuit, c’est ici que les femmes de Côte d’Ivoire, sous le joug colonial, en 1949, se sont exprimées à travers une marche et faire passer leur message qui a permis la libération de leurs hommes, nos pères. Et c’est ici que nous venons pour démarrer nos rencontres Femmes et paix, pour dire oui à la paix, à la cohésion sociale et à la non-violence ».

Il faut rappeler que l’idée de cette organisation, « Femme et Paix », date de 2015. Aussi bien Isabelle Anoh, Isabelle Moreno, Marie-Thérèse N’Guessan-Bouah, Nina Traoré, Valentine Kouassi-Vanié, Edith Brou-Bleu, Eunice Zunon, Pascale Kouamé, Mariam Coulibaly, Patricia Mélèdje, Thania K., Constance Ebène, Renée Make-up, Solange Aralamon, Yvidero, Fatim Sidimé, Konnie Touré, Ouli Pat, Sly De Sly  que pour des centaines d’anonymes, résidant en Côte d’Ivoire comme de la diaspora, ont prêté leur image et leur voix à des capsules médiatiques qui trouvent un écho plus que favorable sur la Toile et à travers le petit-écran.

Bien plus, le maire Jean-Louis  Moulot a annoncé  l’ouverture très prochaine de «La Maison de la Femme» de Mondoukou, village communal de Grand-Bassam.

Marc-André Latta

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

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