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BURIDA :La gestion «calamiteuse» dénoncée, le salaire des membres du Conseil de gestion rendu public

Pour dénoncer «la mauvaise gestion» du Bureau ivoirien du droit d’auteur(BURIDA), un groupe d’adhérents, baptisé «des gardiens du temple » ont organisé une rencontre avec les sociétaires de la maison qui a pris fin par une conférence de presse. Au cours de cette rencontre qui a eu lieu le mercredi 1erdécembre 2021, à la Bibliothèque nationale à Abidjan, Ossohou Hugues Patrick, dit Sat Sako, Jean-Aristide Dico HOUESSINON, Pasteur Christian Atsé,... à la tête de cette «révolution », a adressé une motion à Madame la Ministre de la Culture et de l’Industrie des Arts et du Spectacle, exigeant la révocation du Conseil de gestion (Coger) du Burida, non sans avoir audité sa gestion. Gros plan sur la question !

  Après une brève accalmie, le BURIDA, une fois encore dans la tourmente (Ph DR)

Au titre des constats, l’assemblée des Gardiens du Temple a noté de nombreux manquements dans l’exercice des missions qui ont été confié au Conseil de Gestion et de Restructuration du Bureau Ivoirien du droit d’auteur, missions définies par l’arrêté 003/MCF/CAB du 30 janvier 2020 :

 Considérant que depuis leur prise de fonction en février 2020 les membres de ce conseil n’ont jamais établi et communiqué aux sociétaires du Burida, un point moral et financier ; si on ajoute à ce défaut de compte rendu le fait que depuis la crise de 2018, les sociétaires du Burida que nous sommes n’avons plus eu droit aux bilans de la société, il faut conclure que cela fait donc 4 ans que les points financiers (2018, 2019 et 2020)n’ont pas non plus été faits alors que, avant cette crise, l’administration précédente tenait chaque année une assemblée générale ordinaire pour nous informer de sa gestion, comme il est exigé par les statuts du Burida et d’ailleurs aussi dans toutes les associations ou sociétés. Considérant que de manière désinvolte, condescendante et unilatérale les membres disent ne pas devoir de bilan aux sociétaires mais au seul ministère de tutelle alors même que ce sont nos droits d'artistes qu’ils sont censés gérer.

Considérant que durant tout son mandat, le train de vie observé du coger et de l’administration du BURIDA en général, éveille des suspicions légitimes des sociétaires sur la mauvaise gouvernance qui sévit dans cette société ; de nombreux exemples nourrissent nos soupçons :

"Les Gardiens du Temple" décidé de donner un coup de balai au Burida (Ph: DR)

les membres du Coger et les employés du Burida se baladent depuis de longs mois en Côte d’Ivoire et à l’étranger ( Fespaco à Ouaga et récemment séjour de 2 semaines à Paris d’une grosse délégation du Coger et de l’administration du BURIDA avec pour primes des frais de missions énormes ( 3 à 4 millions pour les directeurs et administrateurs, et jusqu’à 800.000frs pour de simples agents) alors que la contrepartie financière de ces sorties n’ est pas assurée l’augmentation des salaires du personnel durant cette période : l’embauche d’agents à tour de bras ( pas moins de 200 nouveaux agents) depuis l’ arrivée de cette administration qui pourtant est provisoire : le projet de réfection du siège du Burida à 300 millions de francs, alors que l’Assemblée Générale n’a pas donné son avis : l’achat, en pleine période de restriction dû au COVID, de véhicules de fonction du Président du Coger (payé à 2 millions alors que le précédent PCA était rémunéré à 1,5 million) et du D.G. nommé (rémunéré à 3 millions alors que le précédent occupant du poste recruté pourtant au mérite après test, ne touchait que 2 millions de francs) : l'organisation par le coger d’un atelier à Jacqueville qui a coûté au BURIDA la rondelette somme de 54 Millions de francs, simplement pour relire et adopter ses propres projets de textes  alors que cet exercice qui ne concernait que le Coger et les employés du BURIDA pouvait se tenir ici même dans les locaux de la société. Considérant que pour tous ces faits et bien d’autres, nous doutons fort que leur gestion respecte sur la règle sacro-sainte de 35% pour les frais de gestion et 65% pour les droits à repartir aux artistes. Nous rappelons que certains membres du Coger, pères et mères de la crise de 2018-2019, étaient les chantres du respect de cette règle de 35%- 65% en son temps et nous sommes surpris qu’une fois parvenus au comité de gestion du Burida, une fois qu ils se sont octroyés un salaire mensuel de 300 mille francs chacun, ils ne soient plus soucieux du respect des règles de gestion des droit d’auteurs et qu' ils défendent ou ferment les yeux sur tous les actes de la direction en contradiction avec les règles de gestion prescrits par les statuts du Burida et par les lois : Considérant que pendant ce temps le Coger ne se préoccupe pas des répartitions des droits qui ont baissé de façon drastiques et qui sont faites sans aucun respect des règles, sans aucun contrôle des sociétaires : pas de calendrier de répartition connu, pas d informations sur les données qui servent au calcul des montants payés et surtout paiement de montants ridicules tels que 8000 francs ( là aussi nous rappelons que les acteurs de la crise de 2018 avaient pour hymne nationale le fait que le Burida leur a servi un montant de 30 000 frs à une répartition) alors que la feuille de route qui a été remise au Coger, qui a été acceptée par le Coger et qui justifie que le BURIDA leur paye 300 000 frs × 38+ 2 millions de francs pour le président dit clairement que ce comité devrait mettre en place un système de répartition mensuelle avec des paiements qui respectent le SMIG c’est à dire que le minimum à payer à chaque sociétaire est fixé à 60 000 francs . De plus, le burida demande désormais que ce soit nous les sociétaires qui lui rapportent, en vue de la répartition, les attestations de diffusion de nos œuvres.

 

Madame la minsitre

 

Pourtant la loi dit bien que ce sont les clients du Burida qui doivent lui fournir les éléments diffusés. c est à se demander comment les artistes qui ne vivent pas en Côte d’Ivoire prouveront le diffusion de leurs œuvres puisqu’ils ne peuvent pas se déplacer auprès des clients ici pour se faire remettre les attestations ? Non le Coger ne se soucie aucunement des intérêts de ceux qu’ il est censé représenter

Considérant que le Coger qui se contente de rédiger des textes, qui ne contrôle pas la gestion des droits des sociétaires a cependant jugé nécessaire d’augmenter le prix des cartes de membres à 40.000 F tout en sachant que le manque de paiement de leurs droits les met en difficulté et dans l’impossibilité d’honorer ce paiement : Considérant que les textes du BURIDA écrit par le Coger et proposés à la signature du gouvernement n’ont jamais été portés à la connaissance des sociétaires et ne sont connus que de leurs seuls auteurs jusqu’à ce jour, lesquels auteurs souhaitent se présenter aux prochaines élections, devenant ainsi juges et parties :Considérant que la volonté de la majorité des sociétaires du burida est la libération totale de cette société par le Ministère de la Culture ; nous souhaitons vivement que cette société devienne une véritable société civile à l instar de la SACEM et comme le prévoit  la loi de 2016 sur le droit d auteur et les droits voisins : Considérant que l’audit commandité en 2019 et qui a couté au Burida la somme de 53 millions n’a jamais été porté à la connaissance des sociétaires ; Considérant que la mission du Coger a pris fin le 30 novembre 2021. Nous, Gardiens du Temple demandons : Une assemblée générale des sociétaires du Burida au cours de laquelle seront présentés les bilans certifiés par un commissaire aux comptes de, 2018, 2019, et 2020 ;

Un audit de la gestion du Burida depuis le mois de août 2019 jusqu’à la fin de la mission du Coger . A cet effet, nous comptons solliciter les organisations internationales telles que l’OMPI et la CISAC pour également auditer la gestion du BURIDA et nous assurer que nos droits d’artistes sont réellement protégés : L’arrêt des missions de contractualisation, et le point financier de cette opération : l’arrêt immédiat des travaux de rénovation du siège. La présentation des nouveaux textes du BURUDA et ce, avant toute organisation d’élections. L’arrêt du projet de changement de cartes ou le maintien du coût de la carte à 15.000 francs. La mise à disposition aux sociétaires de l’audit de 2019 à l’assemblée générale. Qu’en cas de tenue prochaine des élections aucun membre du Coger ne soit éligible.

 Photo de famille après la conférence de presse (Ph DR)

Enfin, prenant acte de la fin du mandat du Coger, nous proposons que soit mis sur pied un comité électoral indépendant de 10 membres pour conduire les élections à venir.Ce comité sera composé à la fois de personnalités extérieures au BURIDA et de représentants des corporations professionnelles du Burida

Aucun des membres représentants ces corporations professionnelles d’artistes ne doit être éligible à l’assemblée générale. La durée du mandat du comité pourrait être de trois mois non renouvelable.

Le conseil d’administration mis en place à l’issue de ces élections aura un mandat de 2 ans pour préparer l’avènement de la libéralisation des organismes de gestion collective de droits comme le prévoit la loi relative au droit d’auteur et aux droits voisins adoptés en 2016 ».

Courrier signé du Pasteur Christian Atsé, secrétaire général du Gardien du Temple qui annonce, si rien n’est fait, des heures chaudes au Burida

 

 

Content created and supplied by: Eric_Stephane (via Opera News )

BURIDA Burida Conseil

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