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Anciens chefs d’Etats africains : comment Gbagbo poursuit son verrouillage diplomatique en Afrique

Pour le congrès constitutif de son nouveau parti, prévu pour se tenir les 16 et 17 Octobre prochains, l’ex chef d’état Ivoirien, Laurent Gbagbo, a ciblé un certain nombre de personnalités Africaines, dont des anciens chefs d’états, qu’il souhaite voir parmi ses illustres hôtes à ce rendez-vous, censé marquer son retour en politique après ses 10 années de procédure judiciaire devant les juridictions internationales.

 

Nicéphore Soglo du Bénin, Thabo Mbeki d’Afrique du Sud, Mahamadou Issoufou du Niger, et Jean-Pierre Bemba, ex chef rebelle de la République Démocratie du Congo (RDC). Autant de figures politiques qui pour la plupart, ont été à la tête de leurs pays respectifs, et qui disposent au moins pour certains de réseaux puissants dans la géopolitique Africaine. Plus qu’une cérémonie de lancement officiel d’un parti politique, le congrès constitutif qui se prépare, sera l’on peut déjà anticiper, pour Laurent Gbagbo, l’occasion de revêtir ses apparats de monument de la cause panafricaniste démocrate.

 

L’ancien président n’exclut pas de briguer à nouveau la magistrature suprême en 2025. Et l’un des points clés de la stratégie de l’ex pensionnaire de la prison de Scheveningen à la Haye, semble être le maillage diplomatique. Les terrains sur lesquels vont se jouer les prochains défis de l’ancien chef d’état, sont à la fois nationaux et régionaux, car, l’évolution des choses pourrait incessamment basculer sur le plan diplomatique.

 

Pour Laurent Gbagbo, il s’agit visiblement de positionner des soutiens lourds dans les arcanes de décision diplomatiques sur le continent. La posture panafricaniste et souverainiste qu’il arbore dans la ligne idéologique de ce nouveau parti répond assurément de cette stratégie, car si le discours doit captiver les masses populistes partout dans les pays subsahariens, l’impact doit également se faire sentir dans les actions de lobbying que pourraient être amenées ces personnalités à jouer dans les prises de décisions relatives à la Côte d’Ivoire, par le truchement de leurs réseaux tant en Afrique, qu’ailleurs dans le monde.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le casting disponible à travers les noms précédemment cités, n’est qu’habilement mené. Car en dehors de Jean-Pierre Bemba qui sort lui-même d’un procès à la CPI à l’issue duquel il fut acquitté en 2017, tous les autres sont des chefs d’états qui peuvent encore revendiquer une aura à l’internationale, en raison de l’image de démocrates qu’ils ont su conserver en quittant le pouvoir.

 

L’expérience qu’il a acquise durant ses 10 années de gestion du pouvoir, il la capitalise à nouveau. Probablement à un moment où il en a grandement besoin, encore que les discours qui seront prononcés lors de ce congrès peuvent propulser l’image de souverainiste que tente d’incarner Laurent Gbagbo, de sorte à le faire planer dans l’opinion publique.

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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