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Droit d’auteur : un groupement d’opérateurs culturels menace de traduire le BURIDA en justice

"La gestion actuelle du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur (BURIDA) n’est aucunement dans la légalité. Cette situation est jugée inutile et dans le non respect des lois en Côte d’Ivoire". C’est ce que dénonce le groupement des Élus de l’AGE du Bureau ivoirien du droit d’auteur dirigé par le producteur Jean-Marcel Tapé. Ensemble, ils ont décidé de poursuivre en justice le BURIDA pour que le droit soit respecté pour tous les artistes de Côte d’Ivoire.

"Juridiquement, le BURIDA n’a aucun sens. Nous allons prendre nos responsabilités et traduire le BURIDA devant le juge des référés", assène-t-il. Cette association est montée au créneau et de vive voix, ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse le jeudi 25 mars 2021. Qui était animée conjointement par Serge Bri du Mouvement des Opérateurs des Etablissements de Nuit (MOPEN), Gnawa Josué de la Plate-forme des propriétaires de maquis, bars et boîte de nuit de Côte d’Ivoire, les artistes John Kyffyz et Serge Defalet. Avec la présence se Djaguen Abouet et Ramzy et bien d’autres responsables d’établissements de la nuit.

Les différents membres de ce groupement ne décolèrent pas et exigent de nouvelles élections au Conseil d’administration du BURIDA. Et jean-Marcel Tapé, le président de cette plateforme, compte aller jusqu’au bout du combat avec l’aide des propriétaires de maquis, bars et boîte de nuit de Côte d’Ivoire. Qui par la voix de Gnawa Josué ont décidé de suspendre le paiement des redevances des droits au BURIDA jusqu’à l’élection du nouveau Conseil d’administration. "Il faut qu’on nous respecte et nous demandons notre place au sein du Conseil d’administration du BURIDA", souligne-t-il.

Toutefois Jean-Marcel Tapé revient à la charge. Et fait savoir que le problème du BURIDA vient de l’Etat, parce que le gouvernement a plus de représentants. "Seul l’Etat a 4 représentants au conseil d’administration et ce n’est pas normal. Ainsi le conseil d’administration ne peut pas être équilibré. Aujourd’hui, c’est à la tête du client que le BURIDA fixe les prix. Il n'y a aucune grille tarifaire. Comment comprendre qu’on dise à quelqu’un qui fête un anniversaire de payer des droits d’auteurs. Nous sommes dans un pays de droit, il faut que cette gabegie cesse. Ils veulent jouer sur notre naïveté pour prospérer dans le vol. Il y a plus de 7000 sociétaires au BURIDA et c’est seulement 25% des recettes qui sont reversés aux artistes", martèle-t-il. Puis de poursuivre : "mon ambition est le respect de la justice et des droits des artistes de Côte d’Ivoire. Maintenant si le juge se déclare incompétent, nous allons demander au tribunal de prendre ses responsabilités.



L’artiste John Kyffyz soutient le combat de ses jeunes frères d’où sa présence à leur côté. ‘’Le BURIDA n’est pas la maison de l’Etat. Mais celle des artistes de Côte d’Ivoire et nous devons avoir le regard sur tout ce qui se passe à l’intérieur", dit-il. Au terme de la conférence de presse, le Groupement des Élus de L’AG Élective du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteurs demande à tout l’artiste et responsable de maquis, bars, restaurants et boîte de nuit de rejoindre leur combat qu’ils sont entrain de mener.

JM TONGA

Content created and supplied by: JMTONGA (via Opera News )

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