Sign in
Download Opera News App

 

 

Politique : panafricanisme, négritude comme des mémoires en réplique des peuples sous domination

 

L’ancien Président ivoirien Son Excellence Laurent Gbagbo est de retour sur la scène politique ivoirienne avec l’idée de panafricanisme. Un mouvement qu’il entend repositionner dans les consciences des peuples africains notamment.

La remise en route de cette notion a aussitôt suscité admiration chez les uns et une volée de bois vert chez les autres, surtout après la déclaration du Président Laurent Gbagbo lors de son interview sur France 24 au sujet du Tchad.

Prétexte pour ses détracteurs d’affirmer qu’il ne peut pas conduire le panafricanisme. Des personnes jusqu’ici aphones tant dans la presse que dans les partis politiques trouvent du coup matière à dissertation.

On se retrouvera in fine à travers des faisceaux d’opinions comme dans un jardin de lierres qui s’enchevêtrent jusqu’à établir un tapis vert qui ne présente finalement aucun bout par lequel il faut le prendre.

Il faut pourtant aller au-delà de la personne du Président Laurent Gbagbo et comprendre que les peuples ont écrit les grandes lignes de leur histoire à travers les mouvements d’émancipation. L’histoire du mouvement littéraire de la Négritude en est un témoignage.

En effet, d’un concept de « collectif ravalement à la bête » selon le terme de Césaire, le mot « nègre » est repris et disqualifié de son essence esclavagiste pour donner à la race noire à la fois « dignité, lustre et importance ». Une légitime défense devenue la position de l’esclave, du colonisé. Le résultat est connu, l’homme blanc a changé de paradigme face à cette prise de conscience nègre.

 

Aussi, mener le débat en le circonscrivant à la personne du Président Laurent Gbagbo depuis qu’il en a reparlé avec la création du PPA-CI serait une entreprise réductrice du champ d’action de ce mouvement. Il faut diversifier la pensée sur ce sujet pour obtenir le résultat du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) dont les indépendances africaines sont le résultat des prémices de leurs actions.

La critique est aisée, l’art est difficile. Il revient aux intellectuels de se réapproprier le panafricanisme dont la vision n’est pas nouvelle et continuer d’en faire un mémoire en réplique des peuples sous oppression.

 Il faut dépasser l’étape improductive de l’exacerbation des fibres nationales sériant les populations en pro et anti panafricanismes. Parce que les peuples qui se mettent à réfléchir ensemble sur leur destinée ont des avancées notables.

 

Ouraga Dali Constant 

Content created and supplied by: OuragaDConstant (via Opera News )

laurent gbagbo

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires