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Pickass et Michel Gbagbo s'interrogent “encore” sur les raisons de la détention de Koua Justin

À l'Assemblée générale extraordinaire de la jeunesse du Front Populaire Ivoirien FPI-GOR, tenue ce samedi 11 septembre 2021, à la salle des fêtes du village d'Azito, à Yopougon, Koua Banouakou Justin a crevé l'écran malgré son absence. Son nom a été cité plus d'une fois dans chaque intervention notamment celles de Damana Adia Pickass et Michel Gbagbo. Ces derniers semblent ne pas comprendre pourquoi le secrétaire général adjoint et porte-parole numéro 1 du FPI GOR croupit encore dans les geôles de l'État même après la rencontre entre les présidents Laurent Gbagbo et Alassane, le mardi 27 juillet dernier au Palais présidentiel d'Abidjan-Plateau.

« Jusqu'à ce jour, nous ne savons pas pourquoi c'est lui qui reste là bas. Tout le monde est sorti sauf lui », a regretté Damana Pickass. « Qu'est-ce-que le camarade Koua Justin fait encore en prison ? » a interrogé Michel Gbagbo. Dans un élan de soutien, la jeunesse du FPI GOR a manifesté sa solidarité avec son secrétaire général adjoint et porte-parole, Koua Justin et a exigé du pouvoir actuel d'Abidjan sa libération « immédiate et sans condition ainsi que celle de tous les détenus politiques et militaires ».

Administrateur des services financiers, donc haut cadre de la Fonction publique ivoirienne, Koua Justin a été arrêté le 18 septembre 2020 comme un bandit de grand chemin. Il a été envoyé à la prison civile de Korhogo, après 48 heures au violon puis déporté le lendemain, à la prison de Boundiali, à 100 km de Korhogo (850 km d’abidjan), un peu plus loin au nord avant d'être trimballé finalement au camp pénal de Bouaké. Ce qui lui est reproché ? « Participation à des mouvements insurrectionnels, préparatifs de mouvements insurrectionnels avec destruction d’édifices publics et de bien privés ».

Ce jeune cadre ivoirien et homme politique, rappelons-le, n’est pas à sa première arrestation. Il avait été arrêté, pour la première fois, le mardi 04 mai 2015 à son lieu de travail à Abidjan. Il a été transféré le mercredi 05 mai 2015 dans la célèbre prison réservée aux grands criminels, le camp pénal de Bouaké, à 330 km d’Abidjan au centre du pays puis ramené à la Maison d’arrêt et de correction d’abidjan (Maca) avant d’être libéré, amaigri et méconnaissable, le samedi 04 novembre 2017 aux environs de 20h, après 30 mois, soit 2 ans et 6 mois de prison ferme. Justin Koua avait été condamné en même tant que Nestor Dahi, un autre cadre de la jeunesse FPI et EDS, et le ministre Sébastien Dano Djédjé, officiellement pour « Discrédit sur une décision de justice et trouble à l’ordre public ».


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

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