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Procès : A Paris, des ex-ministres témoignent. A Abidjan, des ex-chefs rebelles pas invités à la barre

Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie anciens ministres français


A Paris a lieu depuis le 29 mars le procès du bombardement en 2004 du camp militaire français de Bouaké. A Abidjan s'est ouvert le 24 mars, le jugement d'Amadé Ouremi, policier burkinabé des ex-FRCI dans le cadre des massacres de Duékoué en mars 2011.

Au procès de Paris, un ex-premiers ministre, des ex-ministre et un général à la retraite passent à la barre pour témoigner. Jean-Pierre Premier ministre au moment des faits, Michèle Aliot-Marie, ministre de la Défense, Dominique de Villepin, ministre de l'intérieur, Michel Barnier ministre des affaires étrangères au moment des faits et le général Henri Poncet ancien commandant de la Force Licorne ont été appelés à témoigner. Et ils sont tous venus. Ils répondent à deux questions essentielles: qui a donné l'ordre du bombardement et pourquoi on a laissé filer les pilotes des avions. Certes, leurs réponses ne permettent pas de savoir pour l'instant la vérité sur l'événement mais l'intérêt du présent papier réside dans le fait que des ex-hauts responsables ont été appelés à la barre par la justice et ils se sont présentés. 

Au procès d'Amadé Ouremi, des ex-chefs rebelles ont été nommément cités. L'avocate de l'accusé a demandé qu'on les fasse venir à la barre. Mais rien n'est fait dans ce sens jusqu'à ce jour. Pourquoi la Justice ivoirienne n'invite-t-elle pas ces personnes citées à la barre? Le débat est ouvert.

Dan Opéli

Content created and supplied by: Dan_Opeli (via Opera News )

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