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"Il y a des choses qui ne tournent pas bien à la CEI" tranche un acteur de la société civile.

Dans un entretien de presse qu'à eu Frédéric Tanoh Niangoin le jeudi 18 mars 2021 au siège de son ONG à Toumodi, il donne son avis sur la pléthore de réclamations à la suite des élections législatives dernières.

 

     

      Les nombreuses réclamations devant le Conseil Constitutionnel signifie que les choses ne tournent pas parfaitement rond au niveau des CEI. Dans une interview qui lui a été accordée, un membre de la société civile, le président de l’Ong ALERTE CONFLIT Frédéric Tanoh Niangoin donne son avis sur la question et touche aussi des questions sensibles de l’heure

 

 

      Les élections législatives du 6 mars 2021, de l’avis de tous, se sont déroulées globalement sans violence. Cependant nous notons plus de 100 recours devant le Conseil Constitutionnel dont les cas d’Agboville et de Yamoussoukro semblent des plus délicats. Vivement donc l’Etat de droit et la gouvernance démocratique en Côte d’Ivoire. Ne pensez-vous pas que c’est un peu trop ? Y-a-t-il d’autre part, selon vous, de l’espoir pour tous les réclamants, sans exception aucune ?

 

      

     Le droit de contester le résultat d’une élection à l’Assemblée Nationale est une disposition du Code Electoral, c’est l’article 101 dans ce cas précis. Le fait que cette voie soit utilisée en lieu et place de la violence par plus de 100 candidats est déjà à saluer. Cela dénote d’une avancée dans la quête de culture démocratique des acteurs politiques Ivoiriens. En principe quand une réclamation est fondée, tout requérant devrait garder espoir, parce que le Conseil Constitutionnel juge sur pièces et les différents procès-verbaux authentifiés devraient éclairer sa lanterne en vue d’une décision objective, quels que soient les cas en présence. Il faut cependant reconnaître que le fait qu’il y ait autant de réclamations pose le problème de la fiabilité des CEI locales dont la composition n’a pas toujours été très consensuelle. La CEI centrale dirigée par Monsieur KUIBIERT-COULIBALY Ibrahim devra donc relever une fois de plus le défi de la transparence en montrant pattes blanches. 

 

 

      La nomination au Ministère de la Défense de Monsieur TENE BIRAHIMA OUATTARA dit « Photocopie », frère cadet du Président de la République est l’objet de divers commentaires. Qu’en pensez-vous ?

 

     Je voudrais, avant tout propos sur cette question, saluer la Mémoire du Premier Ministre HAMED BAKAYOKO dont le décès subit ne laisse personne indifférent en Côte d’Ivoire et même ailleurs. C’est son indisponibilité non prévue qui a nécessité cette nomination à brûle-pourpoint à un poste aussi stratégique que le Ministère de la Défense.

      Toutefois, à mon avis, il y a beaucoup de cadres compétents en Côte d’Ivoire et d’autres personnes de confiance autour du Président OUATTARA qui auraient pu être promues à ce poste pour nous éviter la nomination d’un frangin. J’avoue que la nomination de Monsieur TENE BIRAHIMA « Photocopie » pose un problème d’Ethique en Politique et de Népotisme en gouvernance. Le Président OUATTARA a lui-même dit le 9 Août 2011, après la signature de la CHARTE D’ETHIQUE adoptée par son gouvernement, que «Notre pays a souffert pendant longtemps de pratiques illicites qui ont porté atteinte à la crédibilité de notre gouvernement. La corruption, l’enrichissement illicite, l’abus de biens publics, le copinage et les détournements de fonds en tout genre ont été largement pratiqués ». Qu’en est-il aujourd’hui, 10 ans après, de l’Ethique en politique qui est la mise en application d’une vision reposant sur la fidélité envers ses propres idées et envers son peuple, comme le dit si bien le père Hyacinthe Loua du CERAP ? Tout le monde se réclame de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et notamment de ses idées en revendiquant l’houphouetisme. Quand on se choisit un modèle c’est pour lui ressembler ou à tout le moins pour copier de lui tout ce qui est bon. Le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne qui a fait la politique pour sept (7) générations d’HOUPHOUET-BOIGNY n’a pas fait de Népotisme. Il savait pardonner et se remettre en question. Il a avoué les faux complots et détruit la prison d’Assabou. Il a libéré tous les prisonniers Politiques et les a dédommagés. Il a fait du dialogue une religion et de la Tolérance un principe dans sa gouvernance.

      Vivement donc l’Etat de droit et la gouvernance démocratique en Côte d’Ivoire dont résulteront sûrement la Paix et la Cohésion sociale tant recherchées.

Content created and supplied by: Gory-nfo (via Opera News )

cei

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