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Godilié (Divo) : Les femmes divisées par la politique.

Godililié, village situé à une vingtaine de kilomètres de Divo sur l’axe Grobiakoko-Goudouko a été, samedi 4 aout, le cadre de l’installation officielle de l’association des femmes dudit village par la présidente de la fédération des associations de femmes du Lôh Djiboua Adolphine Dagri. Seulement, il y a un couac : ces femmes sont divisées en blocs politiques et cela risque, toute proportion gardée, de déteindre sur la mise en route du projet de production de manioc dont elles viennent de bénéficier. 

Venues de Gnawalilié et de Gbagroubé, les femmes (de ce canton Zédié) étaient nombreuses samedi à Godilié pour prendre part à l’investiture de Mme Ziego Marie Claire, la présidente de « Nouna » leur association. Seulement voilà. L’entente entre ces femmes n’est pas des plus franches à cause de leurs divergences politiques. « Le village de Godilié est divisé, on ne s’entend pas » fait savoir la présidente de « Nouna » nouvellement investie. Cette affaire, le chef du village, M. Djah Isaac Gnebro ne la balaie pas du revers de la main. Il la relativise plutôt : « il y a une présidente des femmes du village de Godililié, et d’un côté, nous avons la présidente des femmes d’un parti politique, l’UDPCI. C’est un groupement privé qui n’a rien à voir avec la présidente des femmes de Godililié (…) Elles sont libres de faire leurs activités, mais qu’elles n’oublient pas qu’elles font partie de Godililié. » Mieux, aujourd’hui, cette affaire portée sur la place publique, il s’est promis de la régler diligemment.

La présidente de la fédération des associations de femmes du Lôh Djiboua, Adolphine Dagri qui a fait le déplacement dans ce village à la tête d’une forte délégation, n’a pas manqué de clarifier sa position. « Je suis venue dans ce village pour prôner la paix et la cohésion sociale. Je ne suis pas pour un clan de X, ni pour un clan de Y. Je suis pour la bonne cause des femmes, » a-t-elle martelé. D’un ton vibrant, elle a fait le rappel du projet dont l’association « Nouna » est bénéficiaire depuis le 31 juillet dernier. À savoir, cinq cent cinquante mille francs à investir dans la production et la transformation du manioc. Mme Dagri leur a fait savoir que « les députés Allangba Kouakou Mermoz et Bobi Hélène ont pris en charge les frais inhérents à ce projet. » Seulement, pour arriver à un résultat probant, il importe d’être unies, a insisté la présidente des Mme Dagri. Au nom du député Allangba, le parrain de cette cérémonie (empêché), elle a remis des complets de pagnes à une trentaine de ces femmes, des médailles à dix-sept d'entre elles et des diplômes à toutes, pour leur engagement aux côtés du ministre-député Amédée Kouakou Koffi et des deux autres parlementaires de Divo-sous-préfecture, Allangba Kouakou et Bobi Hélène.

Le chef du village, M. Djah Gnebro a saisi cette tribune pour lancer la bouteille de détresse de Godililié à la mer : « nous avons un seul problème majeur : l’électrification. Depuis 2019, les poteaux sont plantés. Les fils et les lampadaires ont été posés. Mais nous ne sommes pas encore raccordés au réseau national. » Pour vrai, la nuit, Godililié, avec ses fils d’électricité suspendus au-dessus des têtes dans tout le village, est plongé dans l’obscurité totale.

Cassin

Content created and supplied by: AbelCassin (via Opera News )

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