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Lancement de la 4e édition de la Semaine Nationale de la Résistance aux Antimicrobiens

Du 1er au 6 décembre 2022, se tient la 4ème édition de la Semaine Nationale de la Résistance aux Antimicrobiens (RAM), autour du thème :"prévenir ensemble la résistance aux Antimicrobiens"

Organisée par le Groupe Technique de Travail sur la lutte contre la Résistance aux Antimicrobiens (GTT-RAM), cette édition a été lancée ce vendredi 2 novembre 2022 dans un réceptif hôtelier à Cocody.

La résistance aux antimicrobiens ( RAM ) désigne la capacité des micro organismes à résister à ces traitements . L'utilisation abusive ou a mauvais escient d'antibiotiques engendre l'émergence et la propagation de micro organismes qui sont résistants , ce qui rend les traitements inefficaces et représente un risque sérieux pour la santé publique.

L'édition sera meublée par des activités de sensibilisation et formation à Yamoussoukro; à Korhogo et à Abidjan. Elle va avoir pour cible les professionnels de la santé, les hommes de Média, les ONG, les éleveurs, engagés pour la sécurité sanitaire.

Dans son discours de lancement, le directeur de la santé, Samba Mamadou a appelé les acteurs à travailler ensemble pour l'atteinte des objectifs, étant donné la complexité de la lutte contre la ram et la menace qu'elle représente


"La stratégie d'approche doit garantir une collaboration, une responsabilisation franc sectoriel pour le bien être de l'homme, et le développement durable", a t il déclaré 


il a par ailleurs assuré que le ministère de la santé va jouer son rôle dans cette lutte en travaillant singulièrement sur la mise en œuvre d'une politique saine de prévention et de contrôle des infections, dans un environnement sûr disposant d'hygiène et d'assainissement. 


"Nous allons Encourager l'utilisation rationnelle des antibiotiques par nos professionnels de la santé. Nous allons développer la communication pour le changement de comportement social basé sur les évidences.",a t il déclaré.


Avant lui, la Directrice de l’Institut pasteur, Pr. Mireille DOSSO a rappelé que la résistance aux Antimicrobiens est "véritable fléau sournois que personne ne doit négliger".


A en croire le professeur, "le niveau de résistance en Côte d'Ivoire a grimpé ces dernières années de façon exponentielle".

"Bientôt on n'aura plus de médicaments contre ces bactéries. Elles sont là avant nous. Elles seront là avec nous. Et si nous continuons comme cela, on va les laisser gouvernement le monde", a t elle prevenu


 Ndri Raphaël de l'OMS a fait noter que les pays de l'Afrique subsaharienne "supportent le plus lourd fardeau des infections bactériennes résistantes"


Selon lui, "Elle affiche les taux de mortalité associés à la RAM les plus élevés du monde, avec 99 décès pour 100 000 habitants. La RAM met en péril des décennies de progrès dans le lutte contre des maladies telles que le paludisme, le VIH/sIda, la tuberculose elles infections sexuellement transmissibles". 


Il a salué "les grands efforts qui sont développés par la Côte d'Ivoire dans le cadre de la lutte contre le RAM", assurant de l'engagement de l'OMS à continuer de soutenir, les efforts déployés par la Cote d'Ivoire pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens.


Erin Samba Schatz du CDC s'est réjouie de la collaboration avec l'Institut pasteur 


Quant à Bergson Lohwood de l'Usaid Usaid, elle a réitéré le soutien sans faille du peuple américain et renouveler l'engagement continu du gouvernement americain à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement ivoirien pour l'atteinte des objectifs nationaux.

"Nous restons convaincus que la participation et l'appropriation de cette lutte au plus haut niveau de l'administration contribuera, non seulement, à interrompre la propagation de la RAM en Côte d'Ivoire, mais aussi, au bien-être et au mieux-être des populations vivant sur toute l'étendue du territoire ivoirien", a t elle déclaré.

Notons que les conséquences de la RAM chez la population/ patient provoquent l'hospitalisation plus longue, traitement plus cher et décès liés au fait que les médicaments n'ont plus d'effet en cas de résistance au antimicrobiens

Chez les éleveurs , la perte économique liées à la morts des animaux , coût élevés du traitement et risque de transmission de germes résistants chez les consommateurs.

Content created and supplied by: Eddydy (via Opera News )

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