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Après ses propos révolutionnaires à Ouaga, Melenchon fait-t-il miroiter l'illusion aux Africains ?

Face à ses hôtes Burkinabè ce 18 Juillet, le numéro 1 de la France Insoumise, Jean-Luc Melenchon, a jeté un véritable pavé dans la mare, en servant aux chantres du panafricanisme, le discours le plus chatoyant, venant surtout de la part d'un probable futur chef de l’état Français.

"Nous sommes venus apprendre parce que nous connaissons la personnalité hors du commun de Thomas Sankara et de ses principales indications politiques... Je peux à la fois vous dire que je représente cette France qui ne s'identifie pas à l'impérialisme, qui n'a pas envie de colonialisme, qui déplore le paternalisme et qui hait l'injustice d'un crime non puni...", martelait-t-il, après avoir rendu un vibrant hommage à l'ex dirigeant révolutionnaire Burkinabè, assassiné le 15 Octobre 1987.

Cela ne fait l'ombre d'aucun doute. Ce leader de Gauche a compris ce qu'il fallait pour séduire les défenseurs du panafricanisme. Mais, il a surtout compris que pour une partie de ses compatriotes, le retrait de l'armée Française des différents théâtres d’opérations militaires en Afrique, est devenu une nécessité, et peut-être la clé de voûte d'une victoire dans les urnes en Avril prochain.


Cependant, le réalisme géopolitique impose de poser le problème de fond. S'il venait à se faire élire face à Emmanuel Macron, le député Européen, connu pour ne pas avoir la langue fourbe, osera-t-il tenir ses engagements électoraux ?

Pour la France, qui rayonne encore par son emprise sur son précarré Africain, cela sonnerait la fin brutale d'une ère, sans doute de non retour, puisqu'autour de Paris, d'autres puissances étrangères, lorgnent avec appétence les zones d'influence Françaises sur le continent.

La Russie en est une prétendante sérieuse. La Chine, plus à l’Est, grignote dangereusement du terrain, et ne devrait pas tenter de jouer de sobriété si la France en donnait l'occasion.

Pour une opération séduction, le coup est parfaitement réussi. Il reste à tabler sur la mise en œuvre concrète du projet, même en cas d'élection, au risque de décevoir et ses électeurs Français, et les souverainistes Africains...

Raoul Mobio

Content created and supplied by: RaoulMobio (via Opera News )

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